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La fibre optique derrière le câble sur le marché du très haut débit

Le marché du haut débit reste toujours dynamique. Les derniers chiffres, publiés le 31 mai dernier par le régulateur des télécoms (l’Arcep) recensent, tout confondu, 23,1 millions d’abonnements au haut et très haut débit fixe en France. Malheureusement, la partie du très haut débit reste pour le moins mineure, puisque seuls 715 000 abonnés profitent de l’accès à Internet à très grande vitesse. Et parmi eux, une petite poignée uniquement connaît les joies de la fibre optique.

Pour revenir à la bonne nouvelle, à savoir le marché du haut débit qui n’en finit pas de croître, il se découpe ainsi : 21,3 millions de familles et entreprises (l’étude de l’Arcep ne différencie pas les deux marchés) sont raccordées à Internet par la technologie DSL (couramment, l’ADSL), et seulement 1,1 million ont un accès par le câble. Cette large différence d’adoption entre les deux technologies n’est pas nouvelle et s’explique par de nombreux facteurs comme la couverture du territoire et le nombre d’acteurs présents sur ces marchés. Mais pour le câble, l’avenir se joue ailleurs : sur le très haut débit, c’est-à-dire sur la vente d’offres permettant (techniquement… donc théoriquement) de profiter du net à plus de 50 mbits/s (en vitesse de téléchargement), selon la définition retenue par l’Arcep. Et dans ce domaine, tout reste à faire.

  • La puissance des Orange, SFR, Free et Bouygues n'y suffit pas

Si l’on peut se réjouir d’apprendre qu’il y a 715 000 abonnés au très haut débit fixe, en France, au premier trimestre 2012, on peut aussi s’inquiéter de voir que la fibre optique ne concerne toujours qu’un faible nombre d’abonnements, précisément 220 000, alors qu’elle mobilise de lourds investissements de la part des plus importants opérateurs français et cela depuis des années.

C’est le câble dans sa version "très haut débit" (du câble co-axial relié à un réseau de fibre optique en sous-sol) qui emporte le marché avec environ 495 000 abonnés. Et sur les trois premiers mois de l’année, ce câble à très haut débit affiche même une croissance plus importante que la fibre optique des Orange, SFR ou Free, de type FTTH (pour Fiber to the home, quand la fibre arrive jusque chez vous) !

Et ce câble modernisé continue sa course : à la fin du premier trimestre 2012, 4,4 millions de logements étaient "éligibles" à ses offres très haut débit (éligible voulant dire que l'on peut y avoir accès). Pour la fibre optique FTTH, à la même date, c’était près de trois fois moins, avec 1 580 000 logements éligibles aux offres. Mais seulement la moitié d'entre eux auront finalement le choix de leur opérateur : "pour près de la moitié de ces logements, au moins deux opérateurs sont en mesure de commercialiser des offres à très haut débit en fibre optique, grâce aux mécanismes de mutualisation", a précisé le régulateur.

Car au-delà des investissements faramineux, des difficultés à convaincre les co-propriétés d’engager des travaux, la fibre optique pâtit depuis le début de désaccords profonds entre les opérateurs de fibres… des maux qui s’estompent dès lors qu’un cadre réglementaire de mutualisation a été adopté, mais qui se font toujours sentir.

Au total, au 31 mars 2012, la France compte quand-même 5,4 millions de logements éligibles au très haut débit. Dont certains peuvent même bénéficier de deux accès à très haut débit, par câble à très haut débit et fibre FTTH. Doublement chanceux !

BFM Business

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