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Détecter l’ADN tumoral circulant de l'HPV pour suivre le cancer du col de l’utérus

Le cancer du col utérin se développe presque exclusivement à partir d'une lésion due à une infection persistante à un papillomavirus de haut risque (HPV-HR), les HPV-HR 16, 18 et 45 étant les plus fréquemment impliqués. L'ADN de l'HPV-HR s'intègre dans le génome de la cellule hôte. Les cellules tumorales libèrent dans la circulation des fragments de leur ADN, ainsi que des fragments de l'ADN de l'HPV (ADN tumoral circulant).

La technique de PCR digitale en gouttelettes (droplet digital PCR : ddPCR) permet de détecter et de quantifier l'ADN de l'HPV libéré par les cellules tumorales dans la circulation (HPV-ADNtc). Une étude suédoise a analysé l'intérêt de la détection et de la quantification de l'HPV-ADNtc dans le plasma en utilisant la technique ddPCR, à différents stades du cancer du col utérin, avant le traitement, au cours du traitement, et à la suite de celui-ci.

Dans un groupe de dix-huit femmes atteintes d'un cancer du col à un stade avancé (I B3-IV B) et dont la biopsie était positive à HPV 16,18 ou 45, dix-sept femmes (94,4 %) avaient un HPV-ADNtc positif avant le traitement. Les femmes qui avaient une tumeur d'un diamètre > 5 cm avaient un taux de d'HPV-ADNtc significativement plus élevé que celles qui avaient des tumeurs < 5 cm. Les taux d'HPV-ADNtc étaient très variables en cours de traitement.

Douze des dix-sept femmes qui avaient un HPV-ADNtc positif avant traitement avaient un HPV-ADNtc négatif après traitement. Pour les femmes qui avaient un HPV-ADNtc toujours positif après traitement, il était constaté une diminution significative des taux de survie sans progression et de survie globale, par rapport à ceux des femmes dont l'HPV-ADNtc s'était négativé. Dans un groupe de quinze femmes atteintes d'un cancer du col à un stade précoce (I B2-II B1), avec une biopsie positive à HPV 16, 18 ou 45, seulement quatre femmes (26,7 %) avaient un HPV-ADNtc positif avant traitement, et trois d'entre elles ont été reclassifiées à un stade plus avancé. Parmi les onze femmes qui avaient un HPV-ADNtc négatif, six avaient eu une conisation à visée diagnostique.

Trois d'entre-elles ont été reclassifiées à un stade plus avancé. Les quatre femmes qui avaient un HPV-ADNtc positif avant traitement avaient un HPV-ADNtc négatif un mois après traitement. Dans un groupe de vingt et une femmes atteintes d'une lésion non invasive du col (LSIL, HSIL, AIS) aucune n'avait un HPV-ADNtc positif. Les études à venir devraient confirmer l'intérêt de L'HPV-ADNtc dans le suivi et le pronostic des lésions cancéreuses du col utérin.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

NIH

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