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Découverte d'une protéine-clé pour mobiliser le système immunitaire contre le cancer

Notre système immunitaire est normalement conçu pour repérer et détruire les cellules anormales présentes dans notre organisme, notamment les cellules cancéreuses. Mais, pour différentes raisons, ces cellules malignes peuvent parfois passer entre les mailles du filet de la protection immunitaire et provoquer une tumeur. En étudiant le devenir d’une catégorie particulière de cellules anormales, des chercheurs sont parvenus à identifier une protéine qui pourrait permettre de renforcer l’immunité antitumorale chez les patients atteints de cancer, permettant ainsi un meilleur contrôle de leur maladie.

Une étude des chercheurs de l'Institut Gustave Roussy, dirigée par Laura Senovilla, vient de montrer le rôle particulier des cellules « tétraploïdes », une variété de cellules qui présente la particularité de contenir deux fois plus de matériel génétique que les cellules normales. Ce type de cellules, observées lors de l'apparition de certains cancers (sein, colon et œsophage) se divise de manière asymétrique et donne naissance à trois ou quatre cellules filles, au lieu de deux, ce qui augmente considérablement les risques de cancer.

En effet, ces cellules filles vont présenter des altérations génétiques sévères qui peuvent permettre aux cellules cancéreuses de développer de nouvelles capacités de résistance favorisant la progression du cancer. Les chercheurs, après leur avoir injecté des cellules tétraploïdes, ont ainsi constaté chez des souris rendues immunodéficientes, la présence de nombreuses cellules comportant une quantité anormale de matériel génétique. En revanche, chez des souris dont le système immunitaire est en bon état, les mêmes injections ont provoqué peu de tumeurs.

Ces recherches montrent que c'est une protéine nommée "calreticuline" qui stimule le système immunitaire et lui permet d'éliminer ces cellules tétraploïdes. Cette étude confirme également qu'en association avec la chimiothérapie, il semble très indiqué, par la voie du vaccin thérapeutique, de stimuler le système immunitaire des malades, pour réduire les risques de métastases ou de rechutes, en favorisant l'expression de la calreticuline à la surface des cellules malades.

Article rédigé par Mark FURNESS pour RTFlash

Inserm

Science

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