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D'étonnantes nano-fibres plastiques fortement conductrices

En modifiant chimiquement des molécules de synthèse utilisées depuis plusieurs dizaines d'années dans l'industrie pour le processus de photocopie Xerox, les triarylamines, et en observant celles-ci à la lumière et en solution, Nicolas Giuseppone et ses collègues de l'Institut Charles Sadron avaient réussi en 2010 à obtenir pour la première fois des nanofils. Longs de quelques centaines de nanomètres, ces fibres sont constituées par l'assemblage dit "supramoléculaire" de plusieurs milliers de molécules.

Au cours d'une seconde étape, ces chercheurs ont étudié, en collaboration avec l'équipe de Bernard Doudin, de l'Institut de Physique et Chimie des Matériaux de Strasbourg (IPCMS) les propriétés électriques de ces nanofils. Et pour ce faire, ils les ont mis en contact avec un microcircuit électronique comportant des électrodes en or séparées de 100 nanomètres et ont appliqué un champ électrique entre celles-ci. Or, ils ont observé que sous l'action d'un flash lumineux, les fibres se construisent uniquement entre les électrodes. De plus, ces structures, qui s'avèrent aussi légères et flexibles que les plastiques, se sont révélées capables de transporter des densités de courant extraordinaires, supérieures à 2.106 Ampères par centimètre carré, approchant ainsi celles des fils de cuivre, qui plus est avec des résistances d'interface avec les métaux très faibles, 10.000 fois inférieures à celle des meilleurs polymères organiques actuels.

Reste à présent pour ces chercheurs à démontrer que ces fibres peuvent être intégrées industriellement dans des appareils électroniques miniaturisés (écrans souples, cellules solaires, transistors, nano-circuits imprimés ...). Les résultats de ces travaux ont été publiés le 22 avril dernier dans l'édition en ligne avancée de la revue Nature Chemistry.

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