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Confirmation des bénéfices du vaccin ROR, rougeole, oreillons, rubéole

Une équipe danoise dirigée par Signe Sørup (Centre de Recherche sur les vaccins de Copenhague) a essayé d'évaluer si la revaccination avec le vaccin vivant contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR) était associée à un taux plus faible d'infections hors-cible.

Au Danemark, le ROR a été introduit en 1987, et la première dose a été recommandée à l'âge de 15 mois depuis lors. Au 1er avril 2008, une deuxième dose de ROR (ROR-2) a été recommandée à l'âge de 4 ans. Les chercheurs ont utilisé les registres nationaux danois pour examiner l'hypothèse préétablie selon laquelle la vaccination par le ROR-2 était associée à un taux plus faible de morbidité due aux maladies infectieuses.

Cette vaste étude a porté sur 295 559 enfants nés au Danemark entre le 1er avril 2004 et le 31 décembre 2010. Les cohortes ont été suivies à partir de 47 mois, c’est-à-dire un mois avant l'âge de 4 ans, âge recommandé pour le ROR-2, jusqu'à 60 mois. Les chercheurs ont estimé les taux d'incidence ajustés des prescriptions d'antibiotiques et des admissions à l'hôpital pour toute infection chez les enfants qui n'avaient reçu aucun vaccin non vivant avec ou après le ROR.

Dans la cohorte suivie, 76,7 % des enfants ont reçu le ROR-2 avant l'âge de 60 mois. Il n'y avait pas d'association entre le ROR-2 et les prescriptions d'antibiotiques. Le taux d'incidence ajusté pour l'association entre le ROR-2 et les admissions pour toute infection, quelle qu'en soit la durée, était de 0,93. Pour les admissions pour infection durant de 0 à 1 jour, ce taux était de 0,97, à comparer à 0,84 (IC à 95 %, 0,74 à 0,95) pour les admissions pour infection de 2 jours ou plus.

Les auteurs concluent : "Dans cette étude, la revaccination par le vaccin ROR semblait sûre et était associée à un taux plus faible d'infections graves non ciblées. Nous spéculons qu'à la suite d'une revaccination ROR, les antigènes immunisants peuvent former des complexes avec des anticorps préexistants et que ceux-ci produisent une réponse immunitaire non spécifique particulièrement bénéfique, offrant une protection contre les infections les plus graves".

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Clinical Infectious Diseases

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