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Des chercheurs français mettent au point une technique révolutionnaire pour régénérer les vaisseaux sanguins

Une équipe de recherche associant des chercheurs de l'Institut des vaisseaux et du sang de hôpital Lariboisière et de l’Inserm a mis au point un nouveau traitement prometteur qui constitue une alternative possible à la chirurgie vasculaire et permet de régénérer les cellules sanguines par autogreffe et de rétablir dans certains cas une circulation sanguine normale chez les malades.

Dans les pays développés, les maladies cardiovasculaires restent la première cause de mortalité et constituent un enjeu majeur de santé publique. Parmi ces pathologies cardiovasculaires, l’ischémie des membres inférieurs, qui touche principalement des personnes diabétiques, entraîne une déficience grave de l’irrigation sanguine qui provoque elle-même une insuffisance de sang oxygéné dans les tissus concernés. Cette situation peut entraîner de graves ulcères ainsi que des gangrènes qui peuvent conduire à l'amputation et parfois au décès des patients diabétiques.

Le Professeur  Bernard Lévy qui dirige ces recherches a présenté une nouvelle approche de thérapie cellulaire qui vient d'être expérimentée avec succès chez des souris diabétiques. Cette technique novatrice consiste à injecter par voie intraveineuse des globules blancs (monocytes et lymphocytes), extraits du sang de malades diabétiques.

Dans un premier temps, les chercheurs ont récupéré des cellules du sang de patients diabétiques puis les ont stimulées à l'aide d'éphrine B2-Fc, une molécule qui joue un rôle déterminant dans la formation des vaisseaux pendant le développement embryonnaire. Ainsi modifiées, ces cellules ont ensuite été injectées par voie intraveineuse à des souris diabétiques présentant une ischémie de la patte arrière.

Grâce à cette méthode, les chercheurs ont constaté au bout de quinze jours une régénération des vaisseaux, accompagnée d'une restauration de l'irrigation sanguine dans les pattes des souris. Ce remarquable résultat provient de la capacité des cellules sanguines stimulées par l’éphrine à activer des cellules souches de la moelle osseuse des souris.

Comme le souligne Bernard Lévy, "Il s'agit d'une avancée majeure pour plusieurs raisons : d'abord parce que les cellules utilisées sont faciles à récupérer et ensuite parce qu'il est possible de procéder à de multiples injections de cellules si nécessaire".

Article rédigé par Mark FURNESS pour RTFlash

Inserm

Diabetes

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