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Cancer du sein : deux avancées majeures !

Deux avancées majeurs ont été publiées cette semaine dans le domaine de la lutte et de la détection précoce du cancer du sein. Il s'agit, en premier lieu, des conclusions de l'étude SAFIR 01, coordonnée par le Professeur Fabrice André, oncologue à Gustave Roussy. Ces résultats montrent que l'analyse étendue du génome tumoral permet bien de déterminer si une patiente atteinte d'un cancer métastatique du sein doit ou on bénéficier de certaines thérapies ciblées.

Cette première mondiale ouvre enfin la voie à un traitement personnalisé de ce cancer très répandu grâce à l'identification d'anomalies dans le génome de la tumeur pour laquelle il existe un médicament ciblé agissant spécifiquement sur les cellules tumorales qui présentent ces anomalies, et permet de proposer un traitement sur mesure aux patientes.

Plus de 400 femmes atteintes d'un cancer du sein avancé ont participé à cette étude. Pour 46 % d'entre elles, une mutation génétique de la tumeur correspondant à un traitement ciblé a été identifiée et 28 % d'entre elles ont pu bénéficier d'une nouvelle thérapie dans le cadre d'un essai clinique. Elles sont 30 % à avoir présenté des signes d'effet antitumoral. L'analyse génomique a également révélé des mutations rares pour lesquelles il n'existe actuellement aucun traitement chez 39 % des patientes.

Comme le souligne Fabrice André, « Pour la première fois, nous démontrons que des technologies d'analyse étendue du génome tumoral permettent, en identifiant les mutations rares et fréquentes, d'orienter les patientes atteintes d'un cancer métastatique du sein vers des thérapies mieux ciblées. Ainsi, nous validons véritablement la faisabilité du concept de médecine personnalisée en pratique clinique ».

La seconde avancée, réalisée par des chercheurs américains et néerlandais dans le cadre d'une étude sur 244 femmes, résulte de plus de 20 ans de recherche et concerne la possibilité, d'ici quelques années, de pouvoir dépister de manière fiable le cancer du sein à partir d’un simple test respiratoire.

Le principe de ce test consiste à analyser des molécules volatiles contenues dans le souffle des patientes et qui pourraient s'avérer être des biomarqueurs permettant de détecter la présence de tumeurs. Reste cependant à s'assurer, par des études complémentaires, que les marqueurs identifiés sont suffisamment spécifiques pour permettre la détection fiable de tous les cancers du sein, ce qui nécessitera encore plusieurs années de travail.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

The Lancet

PLOS One

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