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Agriculture : les drones d'épandage deviennent incontournables…

C'est incontestablement un tournant réglementaire qui marque l'avènement de l'agriculture de précision, reposant massivement sur des outils robotiques et numériques : l'arrêté du 26 août 2019, publié le 8 octobre 2019, autorise l'utilisation de drones pour la pulvérisation de pesticides dans l'agriculture biologique et dans les exploitations "à haute valeur environnementale". Pour rappel, l'utilisation de certains produits phytosanitaires dans l'agriculture biologique est autorisée.

Cette phase s'étale sur une durée de trois ans, soit jusqu'à fin octobre 2021, dont l'objectif final sera de "déterminer les bénéfices liés à l'utilisation d'aéronefs télépilotés" dans les parcelles agricoles pentues (pente supérieure ou égale à 30 %). Le texte prévoit d'ores et déjà deux avantages : limiter les risques d'accident du travail et favoriser la pulvérisation des pesticides par voie aérienne.

Pour conduire un tel essai, l'agriculteur devra adresser sa demande au ministère de l'Agriculture en détaillant le drone utilisé, la liste des pesticides, la localisation des parcelles et leur distance avec des habitations. L'autorité compétente pourra solliciter un avis de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES) ou de l'Institut national de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture (ISTREA) pour vérifier la pertinence du projet.

L'agriculteur devra, de son côté, transmettre un rapport final à l'ANSES six mois plus tard après la réalisation de ces tests. Cette organisation devra ensuite formuler "des recommandations sur les conditions requises pour une application sûre pour la santé et l'environnement".

Bien évidemment, ces expérimentations devront respecter toute la législation relative à l'aviation civile et aux aéronefs. Conséquence de quoi, les drones devront être utilisés à plus de 150 mètres d'un rassemblement de personnes. Cette exigence ne devrait pas poser de problème dans un environnement rural.

En plein débat sur l'usage des pesticides, cette expérimentation peut soulever des questions de santé publique. Or l'idée est quand même de réduire la quantité de produits déversés en étant le plus précis possible. Certains avancent même l'idée selon laquelle les drones pourraient remplacer l'épandage en agissant préventivement. En effet, un passage du drone une à deux fois par semaine au-dessus d'un champ pourrait permettre de détecter les dégâts dès le début d'une infestation et d'intervenir rapidement pour éliminer le foyer.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

L'Usine Digitale

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