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Quand les robots savent se faire discrets...

Les avancées considérables réalisées dans le domaine de la robotique ces dernières années sont impressionnantes mais la généralisation des robots à tous les domaines d'activités dépendra en grande partie de leur capacité d'intégration à des environnements complexes. C’est sur cette problématique qu’une équipe de chercheurs du MIT, dirigée par l’ancien étudiant Yu Fan « Steven » Chen, s’est penchée en développant un petit robot autonome haut comme trois pommes mais bourré de technologie.

Son but : pouvoir simplement circuler entre les gens en assimilant la manière dont ils marchent pour ne pas les gêner. L’idée est de le rendre le plus discret possible, tout en lui permettant de respecter les subtils codes sociaux qui peuvent exister entre les personnes. Une mission réussie avec brio après une phase de test grandeur nature réalisée dans un bâtiment du MIT, le Ray and Maria Stata Center.

Comme le détaille l’article du site d’information du MIT, la conception de ce petit robot a posé quatre problèmes et défis techniques majeurs : la localisation, la perception, le contrôle et la planification de mouvement.

Les trois premiers domaines ont pu faire l’objet d’une solution facile, grâce à des technologies existantes. Une caméra RGB, des webcams, un capteur de profondeur et un laser LiDAR se chargent de la perception du petit robot, tandis que la localisation est permise par l’utilisation d’algorithmes open-source pour cartographier son environnement. Niveau contrôle, les avancées sur la conduite autonome ont pu servir, puisque ce sont les méthodes standard qui ont été utilisées pour rendre le petit appareil indépendant — une partie sur laquelle Ford, qui finance le projet, a sûrement pu apporter son expertise.

Pour la planification de mouvement, l’équipe du MIT en charge du projet a dû innover et développer sa propre solution afin d’anticiper les trajectoires des personnes partageant le même espace. « Nous voulons qu’il circule naturellement au milieu des gens et qu’il ne soit pas intrusif, » explique Michael Everett, co-auteur de l’étude. « Nous voulons qu’il suive les même règles que tout le monde ».

Pour cela, l’équipe a utilisé l’apprentissage par renforcement grâce à des simulations afin d’entraîner le robot à prendre différents chemins en fonction de la vitesse et la trajectoire des autres objets se déplaçant dans le même environnement. Différentes normes sociales (américaines) ont été ajoutées à cette phase d’entraînement, afin d’apprendre au robot a passer sur la droite plutôt que la gauche, par exemple.

À terme, ce genre de technologie pourrait être incorporé dans différents robots-travailleurs, comme des livreurs autonomes ou des appareils d’aide dans les hôpitaux ou  les universités, afin qu’il épouse le contexte plutôt que de se faire remarquer.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

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