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Fibre optique : accord de mutualisation entre opérateurs

Free, Numericable, Orange et SFR ont offert à Eric Besson un « joli cadeau de Noël », selon les propres termes du secrétaire d'Etat au Développement du numérique. Après des semaines de discorde au sujet de la fibre optique, les quatre opérateurs ont accepté de collaborer pour déterminer enfin la meilleure manière de mutualiser leurs fibres. Et donc accélérer le déploiement du très-haut-débit en France.

Cet accord, obtenu à la suite de l'intervention d'Eric Besson, porte essentiellement sur la création d'un comité de pilotage commun. Animé par le régulateur des télécoms (l'Arcep), il a pour but d'évaluer jusqu'à fin mars 2009 les installations expérimentales des opérateurs, afin de dégager les meilleures pratiques : combien de fibres déployer dans un immeuble, où placer le point de mutualisation entre opérateurs, quelles solutions sont les moins coûteuses, etc. ?

Le comité devra en particulier faire des recommandations concernant le meilleur modèle à suivre entre la technologie dite monofibre (une seule fibre, posée par un opérateur, alimente plusieurs abonnés) et le multifibre (une fibre par opérateur et pour chaque abonné), que seul Free privilégie. De leur côté, Orange et SFR prônent le monofibre et n'ont pas attendu l'« invitation » d'Eric Besson pour signer un accord de mutualisation en septembre dernier, au grand dam de Free.

Ce dernier fait définitivement cavalier seul en matière d'expérimentation, puisque Numericable a annoncé ce 16 décembre qu'il rejoignait Orange et SFR pour « fibrer » main dans la main des milliers d'immeubles. « Les habitants de chaque immeuble des zones concernées par l'expérimentation auront ainsi le choix entre au moins trois opérateurs », a rappelé Numericable dans un communiqué. Selon SFR, les trois opérateurs disposent d'un vivier de 3 millions de logements, où au moins deux d'entre eux sont présents, pour tester la mutualisation en monofibre.

Mais ils comptent également expérimenter ensemble le multifibre dans le 15e arrondissement de Paris et dans une ville de province. « Personne ne peut dire a priori quel modèle marchera le mieux », a commenté le secrétaire d'Etat au Développement du numérique au cours d'une conférence de presse. De toute façon, le comité de pilotage ne décidera pas nécessairement d'évincer un des deux modèles au printemps prochain ; des solutions intermédiaires peuvent être mises en avant d'ici là. Et gageons que Free défendra bec et ongles, une nouvelle fois, le modèle qui doit selon lui le prémunir du retour de l'ogre France Télécom.

OINet

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