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Des commutateurs atomiques pour défier la loi de Moore

Des chercheurs de l’Institut de nanotechnologies d'Edmonton (Canada), dirigés par Robert Wolkow, en collaboration avec l’Institut Max Planck à Hambourg (Allemagne), ont mis au point des commutateurs de taille atomique qui pourraient ouvrir une nouvelle voie vers la miniaturisation des circuits électroniques. Ces commutateurs, destinés aux nanotechnologies, sont 100 fois plus petits que les plus petits commutateurs et transistors actuellement sur le marché.

Ces commutateurs atomiques permettent de développer des appareils électroniques basse consommation. Les chercheurs visent une division de l’énergie consommée par 100, par rapport aux smartphones et ordinateurs actuels. « Cela permettrait de résoudre un problème majeur auquel est confrontée aujourd'hui l'industrie des semi-conducteurs. Ils ont profité pendant plusieurs décennies de transistors plus petits, plus rapides, moins chers », a exposé Robert Wolkow, dans la revue Edmonton Journal.

Mais cette course à la miniaturisation, aussi appelée loi de Moore, touche à sa fin. La miniaturisation des transistors provoque une surchauffe des composants, due à l’effet Joule, et oblige les ordinateurs à exécuter leur programme lentement. Leur montée en puissance est donc vouée à ralentir et à s’arrêter. Utiliser des commutateurs atomiques permettrait de contourner ce problème et d’augmenter la puissance des ordinateurs, sans entraîner de surchauffe.

Aujourd’hui, les transistors disponibles sur le marché mesurent 14 nanomètres, et chaque nanomètre contient 1000 atomes. Les commutateurs développés par l’équipe de chercheurs en contiennent seulement quelques-uns. Ils pourront être utilisés pour les nanotechnologies et les ordinateurs quantiques.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Phys.org

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