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Les victimes de violences domestiques ont deux fois plus de risque de souffrir de maladie longue durée

On le sait, Les violences subies par les femmes représentent un fléau mondial, qui touche une femme sur trois au niveau mondial. En France, on estime qu'une femme meurt encore tous les trois jours sous les coups de son conjoint, même si notre pays a enfin décidé de prendre ce problème de société à bras le corps. Mais ce qu'on sait moins, c'est que les femmes victimes de mauvais traitements ont souvent des séquelles psychologiques et physiologiques très fortes et peuvent mettre du temps à se reconstruire après la violence qu'elles ont subie.

En juin dernier, une étude menée par l'Université de Birmingham et publiée en juin 2019 montrait que les victimes de violences domestiques au Royaume-Uni étaient trois fois plus susceptibles de développer de graves maladies mentales. Ce ne serait malheureusement pas la seule conséquence néfaste attribuée aux violences conjugales : une recherche réalisée par les universités anglaises de Birmingham et de Warwick parue dans le Journal of Interpersonal Violence montre que ces femmes ont deux fois plus de risque de développer une maladie à long-terme telles que la flbromyalgie ou le syndrome de fatigue chronique (SFC).

L’étude comprend l’analyse de dossiers médicaux datant de 1995 à 2017 de 18 547 femmes victimes de violences conjugales. Les auteurs de la recherche ont comparé leurs données de santé avec celles de 74 188 femmes qui n’ont pas été victimes de ce type de violence. Les résultats de cette nouvelle étude suggèrent que le fait de développer une fibromyalgie et/ou un SFC chez les femmes qui ont été victimes de violence conjugale était deux fois plus élevé que chez celles qui n'avaient pas été traitées par leur médecin généraliste et ce, en tenant compte d’éventuels facteurs de confusion.

La fibromyalgie est une maladie à long terme qui se traduit principalement par des douleurs chroniques, des troubles du sommeil et une fatigue intense. Le syndrome de fatigue chronique peut quant à lui se manifester par une grande fatigue permanente, des maux de tête et des douleurs musculaires.

Jusqu'à présent, peu d'études ont été menées pour évaluer la relation entre les femmes victimes de violence et la probabilité qu'elles développent des maladies à long terme comme la fibromyalgie et le SFC, notent les chercheurs. « Compte tenu de la prévalence de la violence familiale et du fait que les patients atteints de fibromyalgie et de SFC sont souvent confrontés à des retards dans le diagnostic en raison d'une compréhension limitée de la cause générale de ces troubles, il est important que les cliniciens gardent à l'esprit que les femmes qui ont survécu à la violence sont plus vulnérables à ces troubles », estime le Joht Singh Chandan, de l'Institute of Applied Health Research and Warwick Medical School de l'Université de Birmingham, qui a contribué aux travaux.

Cette remarquable étude confirme, s'il en était besoin, l'urgence et la nécessité de cette mobilisation générale contre les violences faites aux femmes.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

JIV

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