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La transmission de la drépanocytose évitée par diagnostic préimplantatoire

Des biologistes américains dirigée par le docteur Kangpu Xu (Université Cornell, New York) a réussi, pour la première fois, à prévenir la transmission d'une affection sanguine d'origine héréditaire - la drépanocytose ou anémie falciforme - grâce à la technique du diagnostic préimplantatoire. Cette maladie, très répandue dans certaines populations, se caractérise par un défaut particulier de la structure de l'hémoglobine qui peut être à l'origine de différents troubles, au premier rang desquels de sévères crises anémiques. Un couple dont les deux membres étaient porteurs de l'anomalie génétique responsable de cette maladie a pu malgré tout donner naissance à deux enfants indemnes. L'équipe américaine, a, dans un premier temps, eu recours à la technique de la fécondation in vitro. Après un prélèvement d'ovocytes effectué chez une femme de trente-quatre ans, les biologistes ont pu obtenir sept embryons, dont quatre non porteurs de l'anomalie. Ils ont ensuite transféré trois des quatre embryons indemnes dans l'utérus de la future mère qui a ainsi, après une grossesse de trente-neuf semaines, pu donner naissance à deux enfants. Pour l'équipe américaine, cette première " démontre que la technique du diagnostic préimplantatoire peut être un instrument efficace pour les couples porteurs de l'anomalie qui désirent un enfant sain mais souhaitent éviter la perspective d'un avortement au cas où le foetus serait affecté ". Ils soulignent toutefois que cette procédure est très coûteuse et qu'il y a peu de chances pour qu'elle puisse en pratique entrer en compétition avec le diagnostic prénatal, qui peut être mis en oeuvre dès le premier trimestre de la grossesse.

Le Monde http://www.lemonde.fr/article/0,2320,seq-2077-12820-QUO,00.html

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