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Un tournant thérapeutique dans la prise en charge du mélanome

Selon une méta-analyse présentée par le Professeur Hodi à l'occasion du congrès européen contre le cancer et portant sur 1 900 patients, la survie globale des patients atteints de mélanomes à un stade avancé et traités par ipilimumab (une molécule développée par Bristol-Myers Squibb) est proche de 22 % à trois ans et elle se maintient à long terme sous la forme d'un plateau.

Cette étude très encourageante montre même que certains patients, dont l'espérance de vie ne dépassait pas dix mois peuvent survivre jusqu'à 10 ans après le diagnostic de leur maladie.

Une première analyse des 12 études cliniques préliminaires - 2 de phase III, 8 de phase II et 2 études observationnelles - a conclu que la médiane de survie de l'ensemble des patients traités par ipilimumab s'établissait à 11,4 mois.

« Il est remarquable de constater que 18 % des patients étaient encore vivants 5 ans après avoir reçu la première dose d'ipilimumab, alors que le taux de survie de ces malades était quasiment nul », souligne le Docteur Hodi.

A long terme, les résultats sont encore meilleurs puisqu'au bout de trois ans, le taux de survie globale est de 21 % et il reste à ce niveau à 48, 72, 108 et 120 mois. De manière surprenante, aucun des patients qui a survécu plus de 7 ans (20 patients) n'est décédé de son cancer. Et la survie la plus longue actuellement est de 10 ans. Il n'est donc plus utopique d'envisager de transformer le mélanome en maladie chronique.

L'ipilimumab appartient à un type d'anticorps monoclonal qui cible le récepteur lymphocytaire CTLA-4. En cas de mélanome, ce récepteur est désactivé par les cellules malignes, ce qui empêche les lymphocytes T de détruire les cellules tumorales. L'ipilimumab permet alors de restaurer ce mécanisme inhibiteur et de rétablir le bon fonctionnement du système immunitaire.

Ce nouveau traitement permet donc une véritable réactivation du système immunitaire (alors qu'il était bloqué) et constitue une avancée majeure contre le mélanome. Dans un proche avenir, il devrait pouvoir être utilisé en combinaison avec d'autres nouvelles molécules telles que les anticorps monoclonaux anti PD1/PDL1 actuellement en développement.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

UTD

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