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À Toulon, comment le robot Buddy permet à un élève gravement malade d’être en classe

Buddy est un élève un peu particulier. Ce jour-là, on l’aide à prendre place sur un banc de l’école maternelle Jean-Aicard, où il restera immobile pendant une demi-heure. À tour de rôle, les grandes sections de "maîtresse Clara" s’approchent de lui pour lui glisser quelques mots gentils. Certains enfants promettent de lui faire “un dessin avec des cœurs”. Le robot blanc, haut comme trois pommes, pivote la tête et remercie tout le monde.

Derrière ce visage numérique aux yeux doux, se cache en réalité William, cinq ans, atteint d’une maladie grave. Dans l’incapacité de tenir sa place dans "la classe des éléphants" depuis la rentrée, le petit Toulonnais peut ainsi, grâce à cette solution technologique novatrice, continuer à suivre un enseignement à distance. Et rester en contact avec ses camarades.

« C’est un robot de téléprésence déployé dans le cadre du programme TED-i – Travailler ensemble à distance et en interaction – lancé en 2020 par l’Éducation nationale », explique David Ragot. Le référent du dispositif sur l’académie annonce une trentaine d’appareils comme celui-ci déployés dans le Var et les Alpes-Maritimes, dans le premier et le second degré. « Il est utilisé sur demande de l’établissement, lorsqu’un élève est empêché pour une maladie nécessitant plus d’un mois d’absence », poursuit-il. « C’est une interface qui vient en complément d’un appui pédagogique ». Afin d’assurer le suivi des apprentissages, Clara Finkelstein, la maîtresse de William, se rend ainsi au domicile du petit garçon deux fois par semaine.

Concrètement, Buddy est équipé d’une caméra et d’un micro qui permettent à l’enfant de voir et d’entendre ceux qui interagissent avec lui. De son côté, William contrôle l’appareil avec une tablette, pour parler, faire bouger l’androïde, changer son avatar… si son état de santé le permet. Ces dernières semaines, le robot de soixante centimètres est souvent resté débranché. « Au-delà de l’aspect instruction, cela contribue à maintenir un lien avec la classe, surtout en maternelle », précise David Ragot. « Mon fils attend toujours avec impatience ce moment où il revoit ses copains », abonde le papa de William. Rien de tel, sans doute, qu’une ribambelle de sourires pour oublier à la fois les tracas du quotidien et les murs blancs de l’hôpital.

À voir les visages ravis des enfants de grande section, nul doute que ses camarades apprécient tout autant le moment. « Ils aiment l’idée d’avoir un robot en classe, même si j’ai dû rapidement leur expliquer que ce n’était pas pour jouer », raconte Clara. « Désormais ils ont compris que c’était William. Ils sont heureux de pouvoir échanger avec lui un ou deux jours par semaine, quand il n’est pas trop fatigué ».

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Var Matin

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