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Texticaments : la révolution des textiles qui soignent

En matière de tissus, les nouvelles technologies laissent espérer d'ici à dix ou vingt ans des applications beaucoup plus larges. « On est passé du tissu inerte au tissu actif et même interactif. Demain, on saura concevoir des tissus intelligents », explique Roger Chatelin, responsable de la recherche et de l'innovation à l'Institut textile de France, de Lyon. Le grand public connaît déjà les tissus qui changent de couleur en fonction de la température ou en fonction du taux d'humidité. La médecine s'en sert notamment pour protéger les plaies. Ce n'est qu'un exemple. Déjà, on fabrique des textiles climatiques qui dégagent de la chaleur - comme la ceinture lombaire chauffante - ou, au contraire, qui refroidissent. A côté des antibactériens et des antiacariens qui ne surprennent plus personne, les industriels séduisent les femmes avec ce qu'ils rangent sous l'étiquette des « cosméto-textiles » : bas hydratants, vêtements parfumés, collants antistress ou amincissants. Ces fonctions entrent petit à petit dans la sphère médicale et nourrissent des recherches déjà très avancées dans le domaine des tissus servant de dispositifs médicaux ou d'implants. Les recherches actuelles portent sur les nouveaux polymères, naturels ou dérivés du lactique ou non naturels, des nouveaux matériaux qui soient biorésorbables, bio-ompatibles ou hémocompatibles. Les scientifiques étudient également leur fonctionnalisation avec l'apport de la chimie. L'objectif : créer des polymères à reconnaissance moléculaire qui permettent de libérer des principes actifs de façon progressive, afin de faire bénéficier le patient de fonctions de soins antibiotiques, antiseptiques, antalgiques, mais également de l'étanchéité. Les textiles autoréparants sont encore plus futuristes. L'objectif est que les molécules se reconstituent dès qu'une déchirure apparaît. Les technologies sont de plus en plus subtiles. Avec des résultats spectaculaires : « Un fil de 1 millimètre carré de polyéthylène peut soulever une voiture. Il résiste dix fois plus que l'acier. Or, en santé, on a besoin de supports très solides comme les ligaments, qui offrent un compromis entre force mécanique et élasticité », explique Roger Chatelain.

Quotidien du Medecin : http://www.quotimed.com/articles/actualite

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