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Technologies nucléaires du futur : quelle place pour la France ?

Selon Andrew Kadak, professeur de sciences et techniques nucléaires au MIT, le retrait de la France du nucléaire civil appauvrirait la recherche mondiale sur cette énergie mais le grand perdant serait la France elle-même car elle aurait beaucoup plus de mal à exporter sa technologie EPR (European Pressurized Reactor) développée par Areva et EDF.

Outre la centrale EPR en construction en Finlande, EDF construit deux usines de ce type en Chine et cherche à exporter cette technologie aux États-Unis et au Royaume-Uni.

Toutefois, selon Kadak, la France restera un acteur majeur dans le développement des technologies nucléaires avancées. Kadak souligne que le CEA dépense environ 1,5 milliard d'euros par an en R & D dans la recherche, contre moins de 900 millions d'euros par an pour les Etats-Unis.

Kadak rappelle que la France est de loin le leader mondial dans le domaine stratégique du retraitement du combustible usé et qu'aucun autre pays au monde n'est capable de se substituer à la France dans cette phase essentielle de l'industrie nucléaire.

Pour Burton Richter, lauréat du prix Nobel et physicien à l'Université de Stanford, "La France est très en avance sur les Etats-Unis dans le développement des réacteurs de 4ème génération à neutrons rapides qui permettent, non seulement de produire leur propre combustible, par irradiation de l'uranium non enrichi, mais qui peuvent transmuter les actinides mineurs et ramener ainsi la radioactivité dangereuses des déchets à trois siècles, au lieu de dizaines de milliers d'années.

L'article du MIT souligne que le débat sur l'énergie en France sera clos en juillet prochain et qu'une loi sur l'énergie est prévue en octobre. Selon le MIT, le gouvernement devra tenir compte de l'opinion publique française qui considère, selon une enquête d'opinion réalisée en 2012, que "La France est trop dépendante de l'énergie nucléaire."

Mais le MIT rappelle qu'une sortie du nucléaire trop rapide risque d'avoir des conséquences importantes en matière d'emplois alors que la France est confrontée à un chômage important. Le MIT évoque également la montée en puissance des véhicules électriques qu'il faudra bien approvisionner en électricité sans carbone, une équation qui risque d'être difficile à résoudre sans le nucléaire !

"Finalement, il n'est pas impossible que la France s'aperçoive que, pour accomplir sa transition énergétique, elle a besoin à la fois de développer les énergies renouvelables mais aussi le nucléaire de prochaine génération "conclut le MIT.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

MIT Technology Review

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  • zelectron

    1/02/2013

    Cet angle de vue reflète une vision assez objective et cohérente, la question qui me chagrine depuis quelques temps c'est celle du démantèlement et à ce propos peut être que des construction en blocs de béton "LEGO" boulonnés entre eux permettraient une efficacité (et économie plus que sensible) de montage/démontage sans commune mesure avec les masses de plusieurs centaines de tonnes (voire de milliers) qui sont mises en œuvre aujourd'hui.

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