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Sommeil : le cerveau garde en mémoire les mauvais souvenirs

Après une journée stressante ou une dispute, trouver le sommeil est quasiment impossible. Et même après avoir dormi, cette colère nous accompagne généralement jusqu’au matin. En cause : l'incapacité de notre cerveau à supprimer ces émotions négatives au cours de la nuit.

Le sommeil est connu pour sa capacité à consolider les apprentissages réalisés précédemment. On dit souvent aux enfants de lire une dernière fois leurs leçons avant de se coucher pour que leur cerveau les enregistre dans la mémoire à court et long terme. Un circuit qu’empruntent également les souvenirs douloureux et émotions négatives, selon les chercheurs chinois de l’Université de Pékin et Shenzhen ainsi que des neuroscientifiques américains de l’Université de Stanford.

Pour mettre en lumière ce mécanisme, les neuroscientifiques ont étudié 73 étudiants pendant 2 jours et deux nuits. Dans la journée, ils leur ont demandé de mémoriser une série de photos de visages neutres et agressifs. L’objectif : générer un souvenir immédiat du cliché de la personne en colère lorsqu’ils visualisent la photo neutre. Les volontaires ont ensuite essayé d’effacer de leur mémoire ces souvenirs négatifs, avant de réitérer le test le lendemain. Tout au long de ces tests, l’activité cérébrale des étudiants a été enregistrée.

Entre ces deux journées de tests, tous les participants ont rapporté avoir passé une bonne nuit de sommeil. Mais même en dormant sur leurs deux oreilles, ils n’ont pas réussi à éliminer de leur mémoire ces souvenirs négatifs.

L’analyse de l’activité cérébrale des volontaires montre que les circuits neuronaux impliqués dans la suppression de la mémoire, qui sont initialement situés dans l’hippocampe (une structure essentielle à la mémoire) se sont dispersés dans le cortex (couche supérieure du cerveau).

C’est ce déplacement qui expliquerait pourquoi il est si difficile de se débarrasser rapidement des souvenirs désagréables. Ces résultats pourraient aider les médecins à mieux comprendre certains troubles de la mémoire comme le stress post-traumatique.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

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