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Une simple analyse d'urine permettrait de détecter le prion
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Les maladies à prions pourraient, prochainement, être dépistées grâce à une simple analyse d'urine, réalisée du vivant du sujet, humain ou animal, longtemps avant l'apparition des premiers signes cliniques. Ces travaux menés par Ruth Gabizon, grand spécialiste du prion ont été publiés dans le célèbre Journal of Biological Chemistry. Actuellement, les différentes formes d' encéphalopathies spongiformes et de «maladies à prions» ne peuvent être diagnostiquées avec certitude qu'après la mort du sujet car une étude microscopique du cerveau est indispensable. Ou par la recherche de la molécule qui s'y accumule en phase terminale. Il faut repérer la PrPsc, la forme pathologique de la protéine prion. C'est ce que font, en quelques heures, les tests utilisés aujourd'hui à l'abattoir - dont les plus connus en France sont Bio-Rad et Prionics. Mais pour les sujets vivants in n'existe encore aucune méthode de dépistage fiable, d'où l'intérêt considérable de cette découverte. Ruth Gabizon et ses collègues du département de neurologie de l'hôpital Hadassah à Jérusalem rapportent qu'ils ont réussi à détecter, dans l'urine d'animaux et de personnes atteintes d'encéphalopathies spongiformes, une protéine apparentée à la PrPsc. Cette molécule, ils l'ont trouvée dans l'urine de presque tous les sujets malades qu'ils ont examinés: hamsters contaminés expérimentalement par le prion de la tremblante; vaches folles et malades atteints, en Israël, d'une forme de la maladie de Creutzfeldt-Jakob due à une mutation génétique. Les chercheurs ont également réussi, en utilisant simplement la dialyse, à détecter ce prion urinaire chez les animaux en phase d'incubation, à mi-parcours de l'évolution de la maladie. Ces résultats ouvrent donc la voie au développement d'un test in vivo simple et fiable pour les maladies à prions.
Brève rédigée par @RT Flash
BCJ : http://www.jbc.org/cgi/content/abstract/C100278200v1?
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