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Le scanner : nouvel outil de prévention de la récidive criminelle ?

Dans le film "Minority Report", de Spielberg, tiré d'un roman de science-fiction de l'écrivain Philip K. Dick, on pouvait voir des cyberpoliciers arrêter des suspects avant qu'il passent à l'acte et commettent des crimes !

Comme souvent, la réalité pourrait bien rejoindre la fiction plus vite que prévu. Des neurobiologistes américains affirment en effet qu'ils peuvent prédire, en analysant les scanners du cerveau des criminels condamnés, si ces derniers sont susceptibles de récidiver et de commettre de nouveaux crimes.

Ces chercheurs, dirigés par Kent Kiehl, ont étudié un groupe de 96 détenus de sexe masculin, juste avant leur libération. Les scientifiques ont utilisé l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) pour numériser les cerveaux des prisonniers pendant que ceux-ci étaient soumis à différents tests psychologiques.

Les analyses se sont focalisées sur l'activité d'une région particulière du cerveau, le cortex cingulaire antèrieur (CCA). À la suite de ces tests, les chercheurs ont suivi les ex-détenus pendant quatre ans pour examiner leur parcours.

Parmi les sujets de l'étude, les hommes qui avaient eu une faible activité du CCA pendant les tests de prise de décision rapide présentaient un risque multiplié par 2,6 de récidive, même après ajustement des autres facteurs de risque, tels que l'âge, la consommation de drogue et d'alcool et les troubles psychiatriques.

Les auteurs de cette étude soulignent toutefois qu'il reste beaucoup de travail à faire pour rendre cette technique fiable et cohérente en tant qu'outil d'évaluation des risques de récidive chez les délinquants criminels déjà condamnés.

Certains scientifiques, tout en reconnaissant l'intérêt de cette étude, rappelle que la faible activité du cortex cingulaire antérieur peut avoir de multiples causes, comme la santé vasculaire, la faible motivation ou un fonctionnement particulier des neurones, et n'est pas obligatoirement liée au comportement criminel.

En tout état de cause, les auteurs de l'étude soulignent que l'utilisation d'un tel outil par la justice aurait des conséquences juridiques, sociales et morales qui méritent d'être bien évaluées.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

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