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Rhône-Alpes à la pointe de la radiothérapie
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Le département de radiothérapie du Centre Léon-Bérard, vient d'acquérir une table de traitement unique en France. Il s'agit d'une table télécommandée qui offre six mouvements différents et permet de positionner le patient avec une précision millimétrique, dans les trois dimensions de l'espace. Cette table «stéréotaxique» permet ainsi de développer la stéréotaxie extracrânienne. La stéréotaxie, méthode de repérage en trois dimensions, de haute précision, permet de traiter par radiothérapie des lésions extra-crâniennes (en dehors de la zone du crâne) dans des parties définies du corps, grâce à un système de repérage externe en trois dimensions. «Le principal avantage de cette technique c'est qu'elle permet de réaliser des traitements avec une précision chirurgicale», résume le docteur Christian Carrie, responsable du département de radiothérapie du CLB.
Cette précision est rendue possible grâce à la table stéréotaxique et à un accélérateur installé au centre depuis 2005. «Cet accélérateur offre aux radiothérapeutes la possibilité de voir en temps réel l'organe ou la région anatomique à traiter et de la cibler avec une grande précision, en tenant compte des mouvements internes du corps dus à la respiration, à la digestion ou aux battements du coeur», précise le docteur Carrie. Grâce à cette technologie, les oncologues radiothérapeutes connaissent la position exacte de la tumeur à irradier, ils peuvent donc épargner au maximum les tissus sains environnants et délivrer une dose plus importante de rayons avec une meilleure sécurité. «Là où un traitement de radiothérapie classique nécessite 35 séances réparties sur 6 à 7 semaines, cette nouvelle thérapie permettra de réduire le traitement à 3 ou 4 séances réparties sur 2 semaines», précise le docteur Carrie.
Cette nouvelle technique, qui va donner lieu à une étude médico-économique destinée à comparer les bénéfices du traitement par rapport à une irradiation classique ou à d'autres thérapies innovantes comme le cyberknife et la tomothérapie, ne concerne pas tous les malades. «Elle sera réservée à des tumeurs qu'on ne peut pas traiter de façon satisfaisante avec des techniques actuelles», explique encore Christian Carrie qui estime que la première année, une cinquantaine de patients bénéficieront de ce traitement (80 à 100 malades en vitesse de croisière). En Allemagne où un équipement semblable est opérationnel, une étude montre qu'à 2 ans, dans 85 à 90 % des cas, la tumeur ne repart pas à l'endroit irradié.
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- Publié dans : Médecine
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