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Quand la ville fait pleuvoir sur la banlieue

Mieux vaut savoir par où souffle le vent, mais plus encore lorsqu'on s'installe en banlieue. Car il apparaît, d'après les données recueillies par les satellites de la NASA, qu'il pleut plus, parfois beaucoup plus, aux abords des grandes villes. Les recherches de l'agence spatiale américaine confirment un phénomène de "taches d'humidité" liées aux agglomérations, que suggéraient déjà les relevés de pluviométrie au sol, selon le numéro de juillet du "Journal of Applied Meteorology" (Journal de météorologie appliquée) publié par la Société météorologique américaine. Les informations fournies par les satellites permettent de connaître la localisation et l'étendue de ces zones de pluie, que les scientifiques vont pouvoir étudier dans un plus grand nombre de villes.L'équipe dirigée par Marshall Shepherd, du Goddard Space Flight Center (Centre de vol spatial) de Greenbelt (Maryland), a examiné les chutes de pluie autour d'Atlanta, Dallas, San Antonio et Nashville. Des études antérieures avaient montré l'existence de phénomènes similaires sous le vent de Saint-Louis, Chicago et d'autres grandes villes américaines. Les résultats montrent que, sous le vent venant de ces villes, il pleut en moyenne 28% de plus, avec des pointes à 51% dans certaines zones. La raison en est la même que pour la température plus élevée dans les villes qu'aux environs: la chaleur absorbée par les rues et les bâtiments. "La température a tendance à être supérieure de 0,56 à 5,6 degrés dans les villes que dans les banlieues ou les zones rurales des alentours. La chaleur supplémentaire peut déstabiliser et changer le schéma de circulation de l'air autour de l'agglomération", explique Marshall Shepherd. "L'air est déstabilisé par la chaleur et les surfaces plus tranchées, ce qui provoque une convergence." Ainsi, l'air va vers la ville, puis s'élève. En outre, la pollution pourrait favoriser la condensation de l'eau. Lorsque l'air au-dessus des villes se refroidit, l'eau se condense, des nuages se forment et se laissent porter par le vent, engendrant une pluviométrie supérieure dans les zones situées au-dessous. "Nous ne disons pas qu'il ne pleut pas du côté protégé du vent de la ville, mais il pleut plus sous le vent", souligne Shepherd. La recherche montre que l'effet est observable dans un rayon de 29 à 58 kilomètres. "Une étude récente des Nations unies évalue à 80% la proportion de la population mondiale qui vivra dans les villes d'ici 2025, dont une meilleure compréhension de l'impact des zones urbaines sur le cycle de l'eau est vital", ajoute le chercheur. Les résultats de son équipe "ont des implications pour le plan urbain, la gestion de l'eau et même l'implantation des fermes". Cela pourrait aussi être important pour la modélisation informatique des services locaux de météorologie. L'équipe étudie à présent le phénomène sur Houston, Phoenix, mais aussi Johannesburg (Afrique du Sud) et Brasilia (Brésil).

AP : http://fr.news.yahoo.com/020709/5/2o3pa.html

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