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Prévenir Alzheimer et repérer précocement la maladie : des nouvelles avancées

La recherche mondiale fait feu de tout bois contre le maladie d'Alzheimer, l'un des défis majeurs de la science et de la médecine et, parallèlement à la mise au point de nouveaux traitements, elle s'oriente également sur deux axes essentiels : la détection très précoce de cette redoutable pathologie et sa prévention par le mode de vie et l'alimentation.

Des chercheurs de l'Université Lancaster (Royaume-Uni), dirigés par le Docteur Trevor Crawford, viennent de montrer qu'il était possible d'envisager un test oculaire très simple et très fiable permettant de détecter précocement la maladie. Ces recherches ont pu montrer pour la première fois un lien très net entre le contrôle des mouvements oculaires et les premières atteintes de la mémoire qui caractérisent l'apparition de la maladie.

Comme le souligne le Docteur Crawford, "Le diagnostic de la maladie d'Alzheimer est lourd et difficile à établir rapidement et clairement avec les méthodes actuelles et les patients atteints de démence sont souvent rebutés par la complexité des tests."

C'est pourquoi son équipe a imaginé un nouveau type de test. Celui-ci a été expérimenté sur 18 patients atteints de la maladie d'Alzheimer, 25 patients atteints de la maladie de Parkinson, 17 personnes jeunes en bonne santé et 18 adultes plus âgés. Ces sujets devaient suivre les mouvements d'une lumière sur un écran d'ordinateur et à certains moments, on leur demandait de détourner leur regard du point lumineux.

L'étude a montré que les patients atteints de la maladie d'Alzheimer se trompaient fréquemment lorsqu'on leur demandait de détourner leur regard de la lumière et ne parvenaient pas à corriger leurs erreurs alors qu'ils se montraient tout à fait capables d'obéir parfaitement lorsqu'on leur demandait de suivre la lumière. Ces réactions incorrectes se sont avérées dix fois plus fréquentes chez les patients atteints de la maladie d'Alzheimer que dans les autres groupes-témoins.

Selon le Docteur Crawford, «Cette étude montre que l'incapacité pour certains sujets à corriger leurs erreurs résulte d'un dysfonctionnement de la mémoire spatiale caractéristique des atteintes cérébrales provoquées par l'Alzheimer. Dans ce contexte, ce  test d'oculométrie pourrait devenir un outil majeur de diagnostic rapide et sûr de cette grave pathologie qui doit être repérée le plus tôt possible."

Mais la recherche s'orient également vers une meilleure prévention de cette maladie, notamment par l'alimentation. Travaillant sur une cohorte de 79 patients âgés en moyenne de 79 ans et atteints de la maladie d'Alzheimer et et sur 158 participants témoins, une équipe de l'Université d'Ulm, dirigée par Gabriele Nagel, épidémiologiste et Christine von Arnim, neurologue, a ainsi constaté que les malades atteints d'Alzheimer présentaient souvent des niveaux anormalement bas de certains nutriments et  antioxydants (vitamine C et bêta-carotène).

Une autre équipe de l'Université de Floride a montré pour sa part que la consommation régulière de café semblait entraîner une diminution du risque de démence. Selon le Docteur huanhai Cao qui a dirigé cette étude, "Ces résultats montrent que les sujets qui commencent à présenter de légers troubles cognitifs et qui consomment en moyenne trois tasses par jour ont moins de risque de développer un Alzheimer ou développeront cette maladie plus tard."

Depuis 2006, Les docteurs Cao et Arendash de l'USF ont publié plusieurs études qui montrent que la caféine présente dans le café semble prévenir ou ralentir la maladie d'Alzheimer par un mécanisme encore mal compris. Ils soulignent qu'il est envisageable d'imaginer une "chimioprévention" par la caféine qui présente l'avantage d'être bon marché, d'agir rapidement sur le cerveau et d'avoir peu d'effets secondaires graves. Néanmoins, une telle prévention ne pourrait être efficace que si elle commence au moins 20 ans avant l'apparition des premiers symptômes de la maladie.

Ces chercheurs soulignent par ailleurs qu'une consommation modérée mais régulière de café semble également avoir des effets protecteurs contre d'autres maladies, comme la maladie de Parkinson, le diabète de type II et le cancer du sein.

Article rédigé par Mark FURNESS pour RTFlash

Université de Lancaster

Eurekalert

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