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Pollution et autisme : un lien possible

Depuis quelques années, les études épidémiologiques se succèdent pour essayer de dégager les différents facteurs biologiques, génétiques et environnementaux qui pourraient augmenter le risque de troubles autistiques.

C'est ainsi que certaines études mettent en avant le rôle possible d'une carence en vitamine D et en vitamine B9 (acide folique ) dans l'augmentation du risque d'autisme. Il existe également certaines présomptions concernant un possible rôle du gluten et de la caséine mais il n'y a aujourd'hui aucune certitude scientifique définitivement établie sur le rôle de ces différents facteurs alimentaires dans le déclenchement de cette pathologie complexe.

Récemment, les travaux d'Angela Sirigu, du centre de neurosciences cognitives de Lyon, ont montré que l'administration intranasale d'ocytocine, une hormone favorisant la lactation et l'accouchement, pourrait réduire chez certains patients la sévérité et la fréquence des troubles autistiques.

Une autre étude récente, dirigée par Abraham Reichenberg de l'Ecole de médecine du Mont Sinaï et portant sur plus de 130 000 enfants, a montré que les nouveaux-nés dont le père avait plus de 40 ans ont un risque six fois plus important de développer des troubles autistiques, par rapport aux nouveaux-nés dont le père a moins de 30 ans.

Mais cette fois, c'est une autre équipe de recherche américaine, de la faculté de santé publique d' Harvard qui s'est penchée sur les liens possibles entre l'exposition à la pollution et le risque d'autisme. Ces chercheurs ont analysé des données médicales concernant 116 000 femmes suivies pendant plus de 20 ans.

lls ont également passé au crible la qualité de l’air et son évolution dans différents lieux des naissances, tout en intégrant dans leur étude d'autres facteurs environnementaux, comme le tabagisme et le niveau socioprofessionnel des parents. 

Ce travail a finalement montré que dans les zones plus polluées, le risque de développer des troubles autistiques était multiplié par deux par rapport aux lieux de vie les moins exposés à la pollution.

Il semblerait, selon ces travaux, qu'une exposition prolongée à une trop forte concentration de particules fines, notamment émises par les véhicules diesels ou la combustion de bois, pourrait avoir des effets irréversibles sur le développement des fonctions cérébrales des enfants.

En France, des recherches de l'Inserm, menées sur plus de trois millions d'enfants suivis pendant 20 ans, ont par ailleurs montré que l'exposition à une trop forte pollution altérait le système immunitaire des fœtus pendant la grossesse de la mère.

Ces différentes études ne vont donc pas manquer de relancer le débat sur la sous-estimation des conséquences médicales et sanitaires de la pollution aux particules fines en France, pays dont le parc automobile compte la plus forte proportion de véhicules diesels en Europe et qui promeut par ailleurs le développement du chauffage au bois, dont beaucoup de petites installations domestiques ne sont pas équipées d'un système de filtration efficace…

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

EHP

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