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Une nouvelle classe de médicaments contre l'hypertension

Le récent congrès américain de cardiologie, l’American Heart Association, à Chicago, a été l'occasion de valider le premier inhibiteur de l'aminopeptidase A cérébrale (BAPAI), une nouvelle classe d’antihypertenseurs très attendue.

Actuellement, en dépit des progrès accomplis dans le traitement de l'hypertension artérielle, plus de 30 % des malades restent difficiles à traiter et près de 50 % des malades ne sont pas aux objectifs, malgré un traitement associant parfois 3 molécules. La résistance apparente de l’hypertension aux traitements actuels peut y être en rapport avec une obésité, une hypersensibilité au sel et une activité rénine basse.

Un système rénine angiotensine qui existe dans le cerveau est à l’origine d’une stimulation du tonus de la pression artérielle. L’angiotensine III est, en effet, l’un des peptides les plus puissant du système rénine angiotensine cérébral. Ce peptide contribue à augmenter la pression artérielle par trois mécanismes différents : augmentation de la concentration de vasopressine, augmentation de l'activité des neurones sympathiques associée à une vasoconstriction des vaisseaux, et inhibition baroréflexe.

Le firibastat est une petite molécule qui présente un mécanisme d'action tout à fait unique dans l'hypertension, dans la mesure où il agit sur le cerveau et non sur les organes périphériques comme la plupart des autres antihypertenseurs. C’est le premier inhibiteur des aminopeptidases-A.

Cette molécule, administrée par voie orale sous forme de pro-drogue, est capable de pénétrer dans le cerveau et d’inhiber sélectivement l'aminopeptidase A ce qui va bloquer la transformation de l’angiotensine II en angiotensine III dans le cerveau. Tout ceci aboutit à une réduction de la libération de vasopressine et de l’activité sympathique, ainsi qu’à une amélioration de la réponse baroréflexe.

Une étude de phase II d'une durée de huit semaines réalisée sur 218 malades hypertendus a permis de montrer que ce nouveau traitement permettait d'obtenir une diminution significative de la pression artérielle. A 8 semaines, la pression artérielle systolique est passée de 153,9 mmHg à 144,3 mmHg, soit une diminution de 9,7 mmHg.

La pression diastolique a également significativement diminué, passant de 91,5 mmHg à 87,2 mmHg (-4,3 mmHg). Aucun effet indésirable important n'a été observé.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Quantum Genomics

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