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Un nouveau test pour détecter des infections à risque

L’équipe du Professeur Kain à l’Université de Toronto a développé un test permettant de prévoir la sévérité d’une infection avant qu’elle ne soit complètement déclarée chez le patient. Ils ont identifié les biomarqueurs de la malaria qui sont détectés par le test, et veulent étendre cette technologie à d’autres infections comme le virus Ebola ou la Dengue.

Au Canada, des milliers de personnes ayant contracté une infection se rendent à l’hôpital chaque année, mais seulement un faible pourcentage d’entre eux va devenir gravement malade. Ce nouveau test sanguin rapide et peu coûteux pour identifier les patients à risque pourrait donc permettre de sauver des vies avec des traitements ciblés.

Kevin Kain, professeur au Laboratoire de Médecine et Pathobiologie de la Faculté de Médecine est en train de développer ce test pour des patients atteints de malaria en Afrique. Mais il pourrait également s’appliquer à d’autres infections sérieuses et potentiellement fatales telles que Ebola, la dengue et les septicémies. Avec une simple piqûre du doigt, ce test pourrait identifier les marqueurs biologiques qui montrent que les vaisseaux sanguins du patient deviennent poreux ; signe clé qu’un patient devient sérieusement malade et a besoin de soins urgents.

« Quand les gens sont réellement malades, c’est évident, mais quand ils sont dans la zone grise ce n’est pas toujours clair » explique le Professeur Kain. « Nous avons besoin de meilleurs outils rapidement, des tests précis et accessibles à tous qui permettent aux docteurs de prendre des décisions objectives et de concentrer les ressources sur ceux qui sont susceptibles d’en bénéficier le plus ».

Le Professeur Kain a identifié ces marqueurs biologiques dans différentes études conduites sur des enfants et des adultes en Thaïlande, en Ouganda et au Malawi. Les résultats sont très précis avec une sensibilité et une spécificité supérieures à 90 %.

Tandis que ces tests fonctionnent dans des pays à faibles ressources, le Professeur Kain pense qu’ils pourraient être facilement exportés au sein du système de santé Nord-Américain.

Non seulement ce test pourrait sauver des vies, mais économiser également de l’argent ; et les économies pourraient être conséquentes. « D’après les analyses économiques, si vous appliquez notre test à 100 enfants présentant de la fièvre en Afrique, vous pouvez sauver 17 vies et économiser 2 500 dollars » explique le Professeur Kain. « Si vous prenez le même test et que vous l’appliquez dans le contexte du système de santé Nord-Américain, pour 100 enfants testés avec de la fièvre, vous économisez quasiment un demi-million de dollars en évitant des admissions inutiles à l’hôpital et des infections nosocomiales ».

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

University of Toronto

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