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Notre longévité est-elle inscrite dans nos gènes ?

Une étude américaine basée sur la comparaison de génomes d’enfants et de personnes âgées vient de révéler des marqueurs génétiques qui seraient déterminants dans l’espérance de vie.

Ces travaux, dirigés par Hakon Hakonarson, du Children's Hospital de Philadelphie (États-Unis), ont comparé un grand nombre de mutations génétiques chez des individus jeunes et des personnes âgées, afin d'identifier celles qui sont bénéfiques et celles qui, au contraire, induisent un risque accru de pathologies.

Ces altérations sont des variations du nombre de copies (VNC) d’un gène. Au cours des processus cellulaires, certains fragments d’ADN ne s'intègrent pas au bon endroit du génome et ces erreurs de localisation peuvent avoir trois types d'effets : néfastes, neutres ou bénéfiques.

En comparant les variations du nombre de copies identifiées chez 7 300 jeunes Américains avec celles identifiées chez 2 700 Islandais âgés de plus de 67 ans, les chercheurs partaient de l'hypothèse que les VNC les plus présentes chez les seniors devaient être plutôt bénéfiques, puisqu'ils avaient déjà atteint un certain âge, alors que les VNC trouvées chez les jeunes devaient être davantage porteuses de risques de maladies à venir.

Ces recherches montrent que "La présence de VNC surreprésentées chez les enfants peut constituer un bon indicateur de risque d'une courte durée de vie." Mais, grâce à l'épigénétique, il est envisageable pour ces patients à risque de mettre en place précocement des mesures de santé préventives et individualisées qui pourront empêcher ou retarder l'expression des gènes néfastes...

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

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