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Le lien entre activité solaire et réchauffement de la Terre se confirme

Jamais depuis 11.000 ans, le Soleil n'a été aussi actif qu'au cours des 70 dernières années. Ce constat a été établi par Sami Solanki, de l'Institut Max Planck (Allemagne) et ses collaborateurs finlandais et suisses. L'activité solaire se manifeste par une augmentation du nombre de zones sombres à la surface du Soleil tous les 11 ans. En période de grand calme, l'étoile peut en être totalement dépourvue, alors qu'elle présente plus d'une cinquantaine de taches lors du maximum de ce cycle. Durant cette phase active, le champ magnétique du Soleil s'intensifie et convoie vers la Terre des flots de particules chargées. Mais jusqu'au début des années 1980, ni les astronomes ni les climatologues ne voyaient un lien entre les taches et l'énergie rayonnée.

Cependant, entre 1645 et 1715, période où on a noté une absence totale de taches solaires, un froid sans précédent s'est abattu sur l'Europe. La Tamise a même gelé pendant l'hiver 1683-1684. Ce “petit âge glaciaire” a été attribué à une activité solaire minimale. Au point qu'aujourd'hui les climatologues estiment qu'un minimum solaire entraîne un refroidissement du climat de l'ordre de 0,5 à 1°C.

L'équipe allemande qui a étudié l'activité solaire s'est basée sur la mesure, dans les arbres, du taux de carbone 14 (l'isotope lourd du carbone, noté 14C, qui se forme lorsque les rayons cosmiques percutent les molécules de la haute atmosphère). En période de forte activité magnétique du Soleil, les rayons cosmiques sont davantage déviés dans l'espace et il se forme moins d'atomes de 14C : ce point représente un indice précieux pour les astronomes. La quantité de 14C emmagasiné au cours de la croissance des arbres permet de tracer, l'évolution de l'activité solaire dans le temps.

Reste à jauger la fiabilité de ces données et estimer la part du Soleil dans l'augmentation de la température... Pour le premier volet, une confirmation devrait bientôt arriver : une équipe française traque l'évolution d'un autre isotope que l'on trouve dans les couches successives de glace déposées au cours du temps, celui du Béryllium qui devrait varier de concert avec le 14C. En ce qui concerne la responsabilité du Soleil, les chercheurs s'accordent au moins sur un point : l'activité solaire ne peut expliquer qu'un quart à un tiers du réchauffement actuel. Le reste est bien dû à l'effet de serre déclenché par le gaz carbonique émis par l'activité humaine.

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