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L'exercice régulier pourrait retarder le début de la maladie d'Alzheimer

Les personnes âgées qui font de l'exercice au moins trois fois par semaine retarderaient le début de la maladie d'Alzheimer ou de quelque autre forme de démence, selon une étude qui confirme que rester actif participe au maintien d'un cerveau en forme. Des chercheurs américains viennent en effet de découvrir que les gens en bonne santé qui disaient faire de l'exercice régulièrement présentaient un risque de 30 à 40 % inférieur de développer une démence que les autres. L'étude qui est publiée dans les Annales de médecine interne, ne précise pas quel type d'activité est la meilleure mais, selon les chercheurs, même un peu d'exercice semble bénéfique. "On dirait qu'on retarde le début", a expliqué le Dr Wayne McCormick, gériatre de l'Université de Washington, l'un des auteurs de l'étude. "Ce qui nous a étonné, c'est qu'en fait, il ne faut pas grand chose pour obtenir cet effet."

Pour expliquer ce phénomène, des chercheurs ont émis l'hypothèse que l'exercice pouvait diminuer le taux cérébral d'amyloïde, une protéine en forme de bâtonnet qui bouche le cerveau des patients atteints de la maladie d'Alzheimer. L'étude, menée de 1994 à 2003, concerne 1.740 personnes âgées de 65 ans et plus, qui ne montraient aucun signe de démence au début de l'étude. Leur santé était évaluée tous les deux ans pendant six ans. Au total, 1.185 personnes étaient indemnes de démence, soit 77 % de ceux qui disaient avoir pratiqué de l'exercice au moins trois fois par semaine, et 158 personnes présentaient des signes de démence. Les autres sont morts ou sortis de l'étude.

L'étude ne dit pas si l'exercice aide aussi à la prévention de toutes les démences, parce que tous les participants n'ont pas été suivis jusqu'à leur mort. Chaque année, aux USA, la fréquence de la démence dans une population de plus de 65 ans est de 13 cas pour 1.000 personnes ayant pratiqué l'exercice nécessaire et de 19,7 pour 1.000 dans l'autre groupe. Pour une partie des chercheurs, des études aléatoires -où les patients sont inclus au hasard dans un groupe- sont toutefois nécessaires pour confirmer ces résultats. Bill Thies, vice-président des affaires médicales et scientifiques au sein de l'association Alzheimer, considère qu'une étude "randomisée" pourrait renseigner sur le type d'exercice le plus bénéfique. "Il faudrait commencer par un groupe dont les membres ont approximativement les mêmes habitudes, le diviser en deux et changer ces habitudes dans un des deux groupes et pas dans l'autre", a-t-il proposé.

AP

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