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L'ARN a aussi ses ciseaux !

On savait déjà modifier l’ADN de façon ciblée, grâce à l'outil Crispr-Cas9, on sait maintenant modifier son produit direct : l’ARN. Des scientifiques du MIT dirigés par Feng Zheng ont en effet conçu un nouveau système moléculaire, baptisé REPAIR (pour « RNA Editing for Programmable A to I Replacement ») pour modifier l’ARN des cellules humaines sans toucher à l’ADN. L’édition de l’ARN, qui peut modifier les produits des gènes sans changer le génome, présente un grand potentiel pour la recherche et la clinique.

L’expression des gènes se fait par une transcription de l’ADN en ARN, qui lui-même est traduit en protéines aux rôles divers. Dans le cas de maladies génétiques, ou pour tester des hypothèses de recherche, il est fondamental pour les chercheurs de pouvoir corriger le gène impliqué ou les produits de ce gène.

Deux chercheuses française et américaine avaient ainsi découvert en 2012 l’enzyme d’origine bactérienne CRISPR-Cas9, capable de fixer, couper ou ajouter des gènes, à l’endroit précis de l’ADN que l’on a choisi. Très utilisée depuis dans la recherche, cette découverte avait fait l’effet d’une bombe dans le monde scientifique et valu à leurs auteures de nombreux prix.

Après CRISPR-Cas9, c’est un nouvel outil nommé REPAIR basé sur l’enzyme CRISPR-Cas13 associée à une autre protéine qui secoue aujourd’hui le monde du génie génétique. En effet, REPAIR a la capacité de modifier l’ARN et non l’ADN lui-même.

Contrairement à CAS9, REPAIR permet de transformer l’ARN, sans altérer l’ADN et donc de rendre cette correction réversible. En outre, la précision de REPAIR est telle qu’elle peut modifier des lettres (les nucléosides) de la séquence d’ARN visée (équivalentes des ACTG de l’ADN) et spécifiquement transformer les A en I, sans provoquer de mutations indésirables.

Afin de démontrer le potentiel thérapeutique de REPAIR, l’équipe l’a utilisé avec succès pour corriger la mutation pathogène à l’origine de l’anémie de Fanconi qu’ils ont synthétisée puis introduite dans une cellule.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

MIT

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