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Un implant cérébral soluble dans le cerveau

Une équipe de recherche associant plusieurs universités dont celle de l’Illinois (Etats-Unis) et de Pennsylvanie, dirigée par John Rogers, un des plus grands spécialistes mondiaux des implants cérébraux, a développé des électrodes cérébrales qui se dissolvent dans le cerveau après avoir rempli leur mission.

Enregistrer l’activité cérébrale est aujourd’hui communément utilisé pour diagnostiquer et traiter des troubles neurologiques comme l’épilepsie, la maladie de Parkinson, la dépression, la douleur chronique ou les troubles du système nerveux périphérique. Par exemple, il est indispensable de cartographier précisément le fonctionnement du cerveau avant d’enlever une tumeur ou de traiter un foyer d'épilepsie ou encore pour aider au placement des électrodes intracérébrales de stimulation dans le traitement de la maladie de Parkinson ou de la dépression profonde.

Pour réaliser cette prouesse, les chercheurs ont utilisé des nanomembranes de silicium monocristallin (Si NMs), un semi-conducteur aux propriétés flexibles et qui, immergé dans des fluides biologiques, se dissout plus ou moins lentement selon son épaisseur. Les chercheurs ont testé le dispositif in vivo chez la souris, en enregistrant les signaux directement du cortex (ECoG) ainsi que l’électro-encéphalogramme de surface (EEG) sur l’animal éveillé. Les études in vitro et in vivo ont établi que ces systèmes procuraient des mesures fiables et reproductibles, sans réaction néfaste des tissus.

"Le silicium électronique résorbable offre une opportunité sans précédent d’implanter des systèmes de monitoring avancés qui éliminent le risques, le coût et l’inconfort associés à la chirurgie pour extraire les dispositifs actuels utilisés pour le monitoring post-opératoire", souligne Brian Litt, professeur de neurologie, neurochirurgie et bioenginering, co-auteur de cette étude.

Cette étude a testé l’utilité de systèmes de monitoring temporaires et résorbables, capables de fournir un flux continu de données pour guider le soin médical sur une période déterminée de temps – des jours à des mois – avant de se dissoudre.

L'équipe de John Rogers va maintenant développer des dispositifs de mesures encore plus complexes, les tester sur des modèles animaux de pathologies avant les tests chez l'humain.    

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

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