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Identification d'un gène impliqué dans la survenue de calculs de la vésicule

Un gène impliqué dans la survenue et les complications des calculs de la vésicule biliaire vient d'être identifié, par des médecins français. La présence de calculs dans les voies biliaires est fréquente mais "moins d'un patient sur dix développe des symptômes ou des complications", selon une équipe de médecins et de chercheurs de l'hôpital Saint-Antoine (Paris). Le détail de leurs travaux, présentés aux 25èmes Journées Francophones de Pathologie Digestive de Paris, paraîtra dans le numéro de mai de la revue spécialisée américaine Gastroenterology. Les calculs, ou lithiases selon leur nom savant, dont la majorité ne pose pas de problèmes médicaux (douleur, blocage, infection...), concernent dans les pays industrialisés environ 10 à 20 % de la population, a indiqué à l'AFP le Dr Olivier Rosmorduc, et ils sont deux fois plus fréquents chez la femme que chez l'homme. Les calculs de cholestérol, qui constituent 80 % des cas de lithiase biliaire, résultent d'un excès de cholestérol dans la bile par rapport aux molécules chargées de le rendre soluble (acides biliaires, phospholipides). Une prédisposition génétique était soupçonnée depuis longtemps sans avoir jamais été démontrée. Les chercheurs français viennent de montrer le rôle de défauts (ou "mutations") d'un gène "MDR3", mis en évidence en 1993, dans la survenue de ces cailloux de la vésicule et de complications particulièrement sévères. L'identification par l'équipe du Pr Raoul Poupon, chef de service d'hépato-gastroentérologie à Saint-Antoine, il y a une dizaine d'années, d'un syndrome chez des adultes de moins de 50 ans, associant des calculs dans la vésicule et dans le foie à d'autres anomalies comme un engorgement de bile dans le foie ("cholestase intra-hépatique") est à l'origine de cette découverte. L'équipe française a dans un premier temps constaté une diminution des phospholipides biliaires chez les malades souffrant de ce syndrome. Elle a ensuite découvert que des mutations du gène MDR3 étaient liées à la maladie. Ce gène commande normalement l'activité d'une protéine MDR3 qui détermine la concentration des phospholipides biliaires, molécules qui maintiennent le cholestérol sous forme soluble pour éviter la formation de calculs. Le traitement consiste en l'administration d'une substance dénommée acide ursodésoxycholique (AUDC), présent en faible quantité dans la bile humaine. Cette substance, désormais produite par synthèse, a été isolée en 1936 par un chimiste japonais dans la bile d'ours, réputée au Moyen-Age chez les Nippons pour (re)donner virilité, bravoure, loyauté... Elle a été commercialisée sous formes de pilules dans les années 50 et son intérêt médical a été découvert par hasard. Des médecins japonais ont effet remarqué une disparition de calculs de la vésicule chez des consommateurs réguliers de ces pilules d'extrait de bile d'ours. Cette démonstration, pour la première fois, selon les chercheurs d'une prédisposition génétique à la formation de calculs biliaires, résulte d'une collaboration du Pr Poupon et du Dr Rosmorduc avec le Dr Brigitte Hermelin (service de biologie moléculaire, Saint-Antoine) à l'Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP).

AFP : http://fr.news.yahoo.com/010329/1/13rz7.html

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