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Le génome du rat pratiquement décrypté

Le génome du rat de laboratoire est décrypté à 90%. C'est le troisième mammifère dont le génome est séquençé après la souris et l'humain. Ce rongeur est très utilisé dans la recherche afin de déterminer l'évolution de maladies et pour tester des médicaments. Le Rattus norvegicus devrait continuer de contribuer à l'avancement médical, maintenant que son ADN a été quasi totalement déchiffré. Les chercheurs du Rat Genome Sequencing project Consortium estiment que pratiquement tous les gènes humains connus pour être associés à des maladies ont des équivalents dans le génome du rat.

Le rat est "un modèle important pour obtenir une meilleure connaissance de la physiologie de l'homme et de ses maladies", ajoute cette spécialiste dans un commentaire publié également dans Nature. Pour le réseau de chercheurs regroupés au sein du Consortium, qui a séquencé le génome du rat, la comparaison de son ADN avec ceux de l'homme et de la souris permet de mieux comprendre l'évolution des mammifères. Voici une vingtaine de millions d'années vivaient un ancêtre commun du rat et de la souris. Depuis, les génomes de ces deux espèces ont suivi des chemins différents évoluant trois fois plus vite dans ces lignées de rongeurs que dans celle de l'homme. Avec 2,75 milliards de lettres ou paires de bases, l'ADN du rat est plus petit que celui de l'homme (2,9 milliards), mais plus grand que celui de la souris (2,6 milliards). Mais ces trois espèces ont environ le même nombre de gènes, soit de 25.000 à 30.000. "90% des gènes du rat ont leur équivalent à la fois chez l'homme et la souris", souligne le Dr Lindblad-Toh, responsable du projet de séquençage du génome du chien, après celui de la souris, au Whitehead Institute. Presque tous les gènes humains connus pour être associés à des maladies ont des équivalents (avec des modifications) dans le génome du rat. D'où l'importance de ce rongeur comme modèle biologique, soulignent les chercheurs. Toutefois, certains gènes trouvés chez le rat sont absents chez l'homme et la souris. Ils sont notamment impliqués dans la production de phéromones (messages chimiques semblables aux odeurs), l'immunité et la détoxification. Le rat possède un plus grand nombre de gènes jouant un rôle dans le métabolisme des toxines, une particularité à prendre en compte dans le cadre des essais pharmaceutiques. Ainsi, relève le Dr Lindblad-Toh, "il pourrait être plus difficile qu'on ne le pensait de se servir de résultats sur la toxicité de médicaments chez le rat comme indicateur de leur toxicité chez l'homme, parce que les rats pourraient mieux réussir à se débarrasser des toxines". Cependant, ajoute-t-elle, "il est possible de vérifier si les gènes P450 impliqués dans l'action sur un médicament précis sont présents à la fois chez l'homme et le rat". Le Consortium regroupant les chercheurs d'une soixantaine d'institutions ne prévoit pas, dans l'immédiat, d'achever de déchiffrer l'ADN du rat, compte-tenu du "coût élevé" et de "la nécessité pressante d'analyser de nouveaux génomes". "Nous sommes clairement encore au début de l'analyse complète du génome des mammifères et de son histoire complexe au cours de l'évolution", concluent ces scientifiques, alors que se poursuit le séquençage de l'ADN d'autres mammifères: chimpanzé, macaque, chien, vache, opossum.

Radio Canada :

http://radio-canada.ca/nouvelles/Santeeducation/nouvelles/200403/31/002-rat-genome.shtml

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