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Espérance de vie: l'écart entre les sexes diminue en France

L'écart d'espérance de vie entre les hommes et les femmes dans les pays industrialisés tend à diminuer depuis une vingtaine d'années, notamment en France, selon une enquête de l'Institut national d'études démographiques (Ined). En 2003, l'espérance de vie des Françaises était de 82,9 ans contre 75,9 ans pour les hommes. La différence n'est plus que de sept ans contre 8,2 ans en 1980. Cette tendance se vérifie dans tous les pays industrialisés étudiés, à l'exception notable du Japon. L'écart de l'espérance de vie entre hommes et femmes était également en baisse en 2000 aux Etats-Unis (5,4 ans) et en Suède (4,3 ans), précise l'Ined dans son enquête intitulée : "Espérance de vie: un avantage féminin menacé ?". En France, les femmes vivent en moyenne plus longtemps que les hommes, mais cet écart a commencé à diminuer au début des années 1990 pour atteindre désormais sept ans d'espérance de vie supplémentaire, selon une étude publiée par l'INED (Institut national d'études démographiques). Depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, l'espérance de vie ne cesse de s'allonger pour les deux sexes, passant entre 1950 et 2000 de 63,5 ans à 75,3 pour les Français et de 69,2 ans à 82,8 ans pour les Françaises. Dans un premier temps, les femmes bénéficient davantage de cet allongement. Et l'écart entre les sexes se creuse: de 5,8 ans en 1950 à 7,5 ans en 1970 et 8,2 ans en 1980. La tendance ne s'inverse qu'en 1992. La différence revient à 7,5 ans en 2000 et à 7,0 ans en 2003.

Pourquoi le fossé hommes-femmes s'est-il approfondi entre les années 1950 et 1980 ? L'INED souligne que les hommes sont plus engagés dans des activités professionnelles à risques, consomment davantage d'alcool et de tabac et conduisent plus souvent. L'explosion des accidents de la route et la montée des cancers du poumon concourent, parmi d'autres facteurs, à creuser l'écart. Dans les années 1960 et 1970, les femmes tirent davantage parti des progrès sanitaires dans le domaine des maladies cardio-vasculaires. "Plus attentives à leur corps, elles ont facilement modifié leur régime alimentaire (...) Plus proches des services médicaux tout au long de leur vie, à travers la contraception, la maternité ou la santé de leurs enfants, elles ont bénéficié à plein de la prévention et des nouveaux traitements".Mais petit à petit, les hommes ont également modifié leurs comportements, "tirant parti à leur tour des progrès remportés dans la lutte contre les maladies cardio-vasculaires", explique l'INED. Depuis 1978, la consommation de tabac diminue en France.

Alors que le pourcentage de fumeurs est en nette diminution, celui de fumeuses est stable, celui de fumeuses régulières est même en augmentation. Les effets de la baisse de la consommation masculine sur la mortalité par cancer broncho-pulmonaire "ne sont devenus visibles que très récemment", relève l'INED qui juge cette évolution "déterminante" dans la réduction de l'écart d'espérance de vie amorcée en 1992. Cependant, "les inégalités de mortalité entre hommes et femmes ne sont sans doute pas près de totalement s'estomper", remarque l'étude. La mortalité au-delà de 80 ans est en baisse "à un rythme plus rapide pour le sexe féminin que pour le sexe masculin. Si cette tendance se confirme, les femmes pourraient bien récupérer à ces âges les avantages perdus aux plus jeunes".

AP : http://fr.news.yahoo.com/040602/5/3u27n.html

Reuters : http://fr.news.yahoo.com/040602/85/3u223.html

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