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Enfin une bonne piste pharmacologique pour perdre du poids?

L’extension de l’épidémie d’obésité à travers le monde rend cruciale la recherche de solutions efficaces pour aider les personnes en surpoids ou obèses à perdre du poids. Les stratégies non médicamenteuses ont fait la preuve d’une efficacité limitée, avec une perte de poids allant de 1 à 6 kilos et des difficultés à la maintenir sur le long terme. Et si les méta-analyses ont prouvé que la chirurgie bariatrique permettait de réduire la mortalité à long terme des patients obèses, les risques opératoires et le coût financier des interventions en limitent la diffusion. Quant aux stratégies médicamenteuses, au mieux les méta-analyses peinent à prouver jusqu’à présent leur réelle efficacité, au pire leurs effets secondaires graves ont nécessité leur retrait du marché.

Une étude réalisée par une équipe danoise pourrait ici apporter quelque espoir. Il s’agit d’une revue systématique d’essais randomisés contrôlés avec méta-analyse, examinant l’effet des agonistes des récepteurs du GLP-1 (glucagon-like peptide-1) sur le poids de patients en surpoids ou obèses (IMC ? 25), qu’ils soient ou non diabétiques.

Au total, 25 essais ont été inclus dans l’analyse. L’agoniste du GLP-1 était administré en une ou deux prises quotidiennes, pendant au moins 20 semaines. Les résultats indiquent une perte de poids supérieure chez les sujets recevant le traitement par rapport au groupe contrôle (différence moyenne de – 2,9 kg pour 6 411 participants). Cette perte de poids est constatée chez les patients diabétiques (- 2,8 kg, 18 essais), mais aussi chez les patients non diabétiques (- 3,2 kg, 3 essais). Les auteurs signalent de surcroît un effet favorable des agonistes des GLP-1 sur les pressions artérielles systolique et diastolique. Les diabétiques traités ont amélioré leur contrôle glycémique.

La question des effets secondaires est toutefois brûlante dans ce domaine plus que dans tout autre. Les essais ont enregistré plusieurs types d’effets secondaires dont les plus fréquents étaient gastro-intestinaux et des hypoglycémies. Quelques cas d’hypoglycémies graves ont été enregistrés.

Cette étude est intéressante à plus d’un titre. Pour les diabétiques obèses d’abord, dont l’équilibre des paramètres glucidiques est souvent limité par la prise de poids qu’induit l’augmentation des doses d’hypoglycémiants. Pour les patients obèses non diabétiques ensuite, si ce type de traitement confirmait son efficacité avec un profil d’effets indésirables acceptable. Une affaire à suivre…

JIM

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