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Détecter les bactéries vivantes de façon fiable et rapide

C'est désormais possible avec la méthode qui vient d'être mise au point par des chercheurs d'une équipe du Laboratoire de chimie bactérienne de l'Institut de microbiologie de la Méditerranée (CNRS/Aix-Marseille Université) et leurs collègues du Laboratoire de glycochimie moléculaire et macromoléculaire de l'Institut de chimie moléculaire et des matériaux d'Orsay (CNRS/Université Paris-Sud). Celle-ci permet de détecter les bactéries vivantes de type Gram négatif, auquel appartiennent des pathogènes tels que Escherichia coli, Salmonella typhimurium et Legionella pneumophila.

Pour y parvenir, les chercheurs mettent en contact ces bactéries avec du KDO, un sucre dont ces dernières se servent pour synthétiser un polysaccharide spécifique de leur membrane cellulaire. Mais le KDO utilisé par les chercheurs présente la particularité d'avoir été préalablement modifié, ceux-ci y ayant introduit une fonction azoture, constituée de trois atomes d'azote. Ainsi leurrées, les bactéries intègrent alors ce sucre artificiel à leur membrane.

L'utilisation d'une molécule fluorescente qui s'attache exclusivement au groupe azoture permet ensuite de reconnaître et de compter rapidement les bactéries Gam négatif vivantes, les seules à avoir assimilé le KDO modifié.

Les résultats obtenus à l'aide de cette nouvelle méthode sont d'autant plus importants qu'il n'existe pas à ce jour de méthode rapide qui permette simultanément de détecter et de dénombrer les bactéries vivantes d'intérêt. Qui plus est, les méthodes utilisées actuellement ne donnent pas entière satisfaction. Si certaines sont lentes en raison de la mise en culture qu'elles nécessitent et qui peut demander jusqu'à plusieurs semaines d'attente avant l'établissement de leur dénombrement, d'autres plus rapides peuvent hélas donner de faux négatifs ou positifs.

Dans ces conditions, cette nouvelle méthode pourrait rapidement devenir un outil indispensable en matière de contrôle qualité microbiologique et de santé publique. A terme, l'utilisation d'un sucre spécifique de chaque bactérie d'intérêt devait permettre la détection d'un très large éventail de bactéries pathogènes vivantes.

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