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La découverte du Pandoravirus bouleverse l'organisation du vivant

Une équipe de recherches associant des scientifiques du CNRS (Laboratoire Information génomique et structurale) et de l'Inserm (Laboratoire de Biologie à Grande Échelle) vient de découvrir deux virus géants dont l'existence bouleverse l'arbre du vivant.

Ces deux virus qui appartiennent à une famille entièrement inconnue d'organisme, ont été  baptisés « Pandoravirus », en référence à leur dimension mystérieuse.

Après la découverte du Mimivirus, en 2004 puis celle, dans l'océan Pacifique , du Megavirus chilensis 1, en 2011 , la communauté scientifique avait la quasi-certitude qu'elle avait rempli l'ensemble des cases constituant la famille des acaryotes, c'est-à-dire des organismes dépourvus de noyaux mais comportant néanmoins une information génétique sous forme d'ADN ou d'ARN.

Il est vrai que ces deux virus géants déjà répertoriés ont un diamètre de l'ordre du micron et possède un génome qui comporte plus de 1100 gènes, c'est-à-dire cent fois plus que le virus du sida et davantage que certains micro-organismes cellulaires eucaryotes, comportant un noyau.

Fait remarquable, l'étude approfondie de ces deux premiers Pandoravirus a montré que ces derniers étaient fondamentalement différents des autres virus géants déjà identifiés, ce qui illustre une nouvelle fois l'extraordinaire diversité du vivant et sa capacité sans limite d'adaptation.

En effet, selon les analyses réalisées par ces scientifiques, seules 6 % des protéines produites par ce virus sont déjà répertoriées chez d'autres virus ou organismes cellulaires.

Disposant d'un génome de 2 500 gènes, Pandoravirus salinus fait littéralement éclater les frontières du vivant et montre que la complexité des virus peut largement dépasser celle des eucaryotes.

Autre particularité découverte chez ce virus, décidément très étrange : il ne possède pas de gêne commandant la production de capside, une protéine pourtant  indispensable à la structure qui entoure les virus .

Néanmoins, le Pandoravirus possède certaines des propriétés communes à l'ensemble des virus, telles que l' absence de ribosome, et de production d'énergie.

Cette découverte absolument capitale ruine définitivement la vision biologique classique d'une rupture entre le monde viral et le monde cellulaire. L'existence de virus d'une telle taille et d'une telle complexité montre également que l'apparition de la vie cellulaire s'est accompagnée d'une explosion, jusqu'à présent largement ignorée, de formes de vie pré-cellulaires

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Science

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