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La découverte de deux protéines pourrait révolutionner la recherche sur le vieillissement

Les télomères, ces régions qui se trouvent à l’extrémité des chromosomes, et auxquelles on n’attribuait qu’une fonction protectrice du génome, viennent de voir leur statut changer. Une étude américaine relate en effet « la découverte de deux protéines qui seraient codées par des séquences se trouvant dans les télomères, dont l’une retrouvée en grande quantité dans certains cancers humains. La découverte que les télomères codent pour des protéines va changer notre compréhension du cancer, du vieillissement et de la manière avec laquelle les cellules communiquent les unes avec les autres », précise Jack Griffith, professeur de microbiologie et d’immunologie à l’Université de Caroline du Nord, aux États-Unis.

Ces structures, dont on pensait jusqu’à présent qu’elles ne portaient pas d’information génétique, sont constituées uniquement de répétition de séquences d’ADN et jouent un rôle prépondérant dans le vieillissement. En effet, « quand une cellule se divise, les télomères se raccourcissent, si bien qu’au bout d’un certain nombre de divisions, la cellule cesse de se diviser et meurt » raconte le site d’information. « Un mécanisme qui garantit à la cellule de ne pas accumuler trop de mutations au fil du temps mais, surtout, qui lui assure une défense efficace contre le cancer, dont la caractéristique première est une division cellulaire rapide ».

À la différence de la plupart des protéines du corps humain, les deux protéines fraîchement découvertes sont uniquement constituées de répétitions de deux acides aminés. La première arbore des répétitions de valine (V) et d’arginine (R), elle est appelée VR. La seconde est constituée de répétitions de glycine (G) et de leucine (L). « Ces deux protéines sont des protéines de signal, essentielles pour déclencher des chaînes de réactions impliquant d’autres protéines qui, in fine, assurent des fonctions biologiques importantes », précise iflscience.com. Lors de leurs expériences, les scientifiques ont remarqué que la protéine VR était présente en grande quantité dans certaines cellules cancéreuses et chez les personnes ayant des maladies affectant leurs télomères.

Selon Taghreed Al-Turki, postdoctorante dans le laboratoire de Jack Griffith, « la quantité de protéines VR et GL augmenterait avec l’âge de l’individu. Ce qui permettrait [aux scientifiques] de les utiliser comme un biomarqueur du vieillissement pour évaluer l’âge biologique d’un individu ». Beaucoup de choses restent à découvrir s’agissant de VR et GL, mais, pour l’instant, les chercheurs préfèrent se concentrer sur le « développement d’un test sanguin qui permettrait de détecter, [indirectement grâce à VR et à GL], la présence d’un cancer ou encore d’une inflammation » conclut Jack Griffith.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Courrier International

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