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CO2 : les émissions des émergents compensent les réductions des riches

Selon une étude de l'Agence néerlandaise d'évaluation environnementale (NEAA), en 2009, les émissions de gaz carbonique anthropiques ont stagné à 31,1 milliards de tonnes de CO2 : un tout petit peu moins (- 300 millions de tonnes équivalent CO2) que l'année précédente. Cette diminution peut sembler modeste mais c'est la première depuis 1992 !Ces 6 dernières années, les rejets carbonés mondiaux affichaient plutôt une croissance moyenne de 3,5 % par an.

Les rejets des pays de l'OCDE ont chuté, l'an passé, de 7 %. Ce qui représente une économie d'émission de 800 Mtéq.CO2 par rapport à 2008 : l'équivalent de 18 mois de rejets français. En Europe et aux Etats-Unis, les rejets industriels ont dégringolé de 11 %. Au Japon et en Russie, ce sont les émissions nationales (industries, transports et habitat) qui ont reculé de 11 %.

Largement imputable à la récession économique (les grosses industries émettrices, comme le ciment, la sidérurgie, la chimie, le raffinage ou l'électricité ; ont tourné au ralenti), cette bonne performance climatique a malheureusement été « compensée » par la croissance des émissions des pays émergents.

En 2009, la Chine a conforté sa place de premier émetteur mondial de gaz à effet de serre (GES) avec 8,1 milliards Mtéq.CO2 rejetées, en progression de 9 % (+ 600 Mtéq.CO2) en un an. Avec 1,7 milliard Mtéq.CO2, l'Inde voit son empreinte carbone s'alourdir de 6 % (+ 100 Mtéq.CO2). Ce qui a pour conséquence immédiate de rétrograder la Russie à la 6e place mondiale des plus gros émetteurs.

D'autant que les émissions per capita tendent, elles aussi, à converger. Depuis 1990, les rejets de CO2 de chaque Chinois sont passés de 2,2 tonnes par an (t/an) à 6,1 t/an. L'an passé, un Européen a émis en moyenne 7,9 t/an, contre 9,1 t/an, 20 ans plus tôt.

L'impact de la déforestation, les feux de forêt et le carbone émis par la décomposition de la biomasse ne sont pas pris en compte dans l'étude alors qu'ils représentent 20% d'émission de GES supplémentaire dans le monde.

NEAA

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