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Cellules-souches : deux nouvelles avancées prometteuses

Deux équipes de chercheurs américaines viennent de confirmer les potentialités de la médecine réparatrice en montrant, dans des travaux publiés dans la revue Nature du 20 juin, que les cellules-souches - adultes ou embryonnaires - pourraient, un jour, servir de stocks de pièces détachées inépuisables pour remplacer des organes ou des tissus défaillants. La première équipe démontre que des cellules-souches adultes peuvent être aussi souples d'utilisation que celles d'origine embryonnaire. La seconde que des cellules-souches embryonnaires peuvent donner naissance, chez des rats, à de nouveaux neurones permettant de corriger les effets de la maladie de Parkinson. Les premiers travaux sont dus à l'équipe de Catherine Verfaillie (Université du Minnesota à Minneapolis). Les seconds au chercheur Ron McKay et à ses collègues de l'Institut national américain sur les désordres neurologiques et les attaques (Bethesda, Maryland). Les chercheurs de Minneapolis ont mis en culture une variété de cellules souches adultes extraites de la moelle osseuse de rats et d'humains. Ils ont ensuite isolés de ces cultures des cellules-souches "multipotentes", capables de se multiplier indéfiniment. Injectées à des embryons de souris, ces cellules se sont en effet différenciées en toutes sortes de tissus, donnant naissance "à la plupart, sinon à tous les types de cellules" du corps de l'animal, et dotées d'une enzyme (télomèrase) empêchant leur vieillissement prématuré.Les travaux du Dr Verfaillie montrent ainsi que des cellules-souches adultes peuvent avoir un potentiel quasi-équivalent à celui des cellules-souches embryonnaires qui donne lieu à de vifs débats éthiques au sein de la communauté scientifique. Les scientifiques de Bethesda ont pour leur part utilisé des cellules-souches embryonnaires comme thérapie chez des rats artificiellement modifiés pour développer la maladie de Parkinson. Les chercheurs ont ainsi obtenu un important capital de neurones producteurs de dopamine, la substance qui est précisément déficitaire chez les personnes atteintes de cette maladie. Une fois injectés dans le cerveau des rats malades, les neurones se sont mis à fonctionner normalement et les rongeurs traités ont, au vu des tests de comportement auxquels ils ont été soumis, montré des signes notables d'amélioration.

Nature : http://www.nature.com/nsu/020617/020617-11.html

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