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Cancer du poumon : un biocapteur pour le détecter à partir du souffle

Certaines maladies comme le cancer du poumon et de l’intestin ou encore comme les maladies du foie présentent des difficultés de diagnostic, en raison de symptômes communs avec de petits maux quotidiens. Dans la plupart des cas, la maladie n'est détectée qu’à un stade avancé. C’est pourquoi il y urgence de développement de nouvelles méthodes de détection précoce. Un nouveau détecteur de marqueurs tumoraux du cancer du poumon dans l'air expiré vient d’être développé par des chercheurs espagnols. En collaboration avec l’Université de Perpignan.

Tecnalia, dans le cadre du projet Interreg Medisen, développe justement des biocapteurs capables de détecter la présence de marqueurs tumoraux du cancer du poumon dans l'air expiré. Les évolutions internes à l'organisme d'une personne malade se reflètent dans l'air expiré du patient et peuvent permettent d’identifier la maladie, à un stade plus précoce. Dans la même veine, on avait beaucoup parlé du Na-Nose, un nez électronique à échelle “Na”-nométrique capable de détecter des changements chimiques microscopiques émis par le souffle de patients atteints de tumeurs de la tête et du cou.

Le souffle de l'homme, qu'il s'agisse d'une personne saine ou malade, est composé d'une centaines de composés organiques tels que l’acétone, le méthanol, le butanol, des hydrocarbures... Il n'y a pas un seul composant spécifique dans l'air expiré capable d'agir comme marqueur de diagnostic du cancer du poumon. Seule une combinaison de biomarqueurs peut être caractéristique de la maladie. Les composés à rechercher sont généralement présents à raison d’1 à 20 parties par milliard (ppb) dans la respiration humaine de quelqu’un en bonne santé mais peuvent être multipliés par 10 à 100 dans le souffle de patients malades. Afin d'être en mesure de détecter ces changements, le développement de nouveaux matériaux s’imposait.

Durant la première phase du projet, des échantillons d'haleine ont été recueillis par les personnels hospitaliers sur des patients atteints de cancer du poumon, traités dans le service d'oncologie médicale de l'Hôpital Donostia (IDOH). Une analyse détaillée des échantillons d'haleine a été effectuée pour identifier les combinaisons de composés pouvant constituer des marqueurs de la présence d'un cancer du poumon et fournir des informations de base pour la conception du capteur. En parallèle, de nouveaux matériaux pour la détection des composés organiques sélectionnés ont été développés par Tecnalia en vue d'accroître la sensibilité des appareils, en collaboration avec l'Université de Perpignan.

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