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Cancer de l'ovaire : une biopsie liquide pour détecter la récidive

Des chercheurs de la réputée Mayo Clinic aux Etats-Unis ont développé une nouvelle façon prometteuse pour détecter et surveiller la récurrence du cancer de l’ovaire, un cancer difficile à détecter et donc diagnostiqué souvent tardivement. Ces scientifiques ont combiné la biopsie liquide de prélèvements sanguins à un séquençage de l’ADN, ce qui permet de détecter une récidive bien avant la réapparition d’une tumeur.

Au-delà de son caractère non-invasif, la biopsie liquide permet d’analyser métabolites et mutations dans le diagnostic de tumeurs difficiles à atteindre, comme les cancers du cerveau par exemple. C’est donc un nouvel outil de détection, de diagnostic et de personnalisation révolutionnaire qui repose sur l’identification de marqueurs métaboliques de la tumeur et donc de réponse aux traitements.

Cette nouvelle méthode de routine pour surveiller l’efficacité des traitements pourrait également contribuer à accélérer le développement de nouveaux médicaments qui vont cibler les faiblesses génétiques des cellules cancéreuses spécifiques à chaque patient.

"Avec la biopsie liquide, nous n’avons pas besoin d’attendre la croissance de la tumeur pour détecter la récidive de la maladie. Nous pouvons répéter les biopsies liquides pour surveiller la progression du cancer. C’est l’espoir d’un meilleur plan de traitement au fil du temps", explique le Docteur Vasmatzis, auteur principal et chercheur à la Mayo Clinic.

L’étude a suivi 10 patientes atteintes de cancer de l’ovaire à stade avancé. Des prélèvements de sang ont été effectués avant et après la chirurgie. Les chercheurs ont également comparé l’ADN des biopsies liquides de sang à des biopsies "solides" de la tumeur. Ils concluent que la biopsie liquide permet de déceler des changements d’ADN spécifiques de la tumeur, autrement non détectables, et qui vont permettre de développer des traitements personnalisés pour chaque patiente plutôt que d’utiliser le traitement standard.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

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