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Canada : des chercheurs tracent la première "carte d'identité" du cancer du sein

Des scientifiques canadiens ont annoncé récemment avoir établi la première "carte d'identité" d'un cancer, celui du sein, affirmant que ce "tournant" dans la lutte contre cette maladie ouvre la voie à des traitements médicaux sur mesure pour chaque patient. En utilisant une nouvelle technologie, plus rapide et moins onéreuse, une équipe de l'Agence du cancer de Colombie-Britannique (ouest) est parvenue à séquencer pour la première fois le génome d'une tumeur cancéreuse du sein. Les chercheurs ont également réussi à identifier les mutations permettant la propagation du cancer dans l'organisme.

"Cet événement marque un tournant dans la compréhension des origines du cancer du sein et dans le développement de traitements médicaux spécialisés pour nos patients", a déclaré dans un communiqué le Dr Samuel Aparicio, qui a dirigé l'étude. Son résultat fait la Une de la revue scientifique Nature. "Une femme sur neuf développe le cancer du sein, maladie qui représente 29 % de tous les cancers diagnostiqués chez les habitantes de Colombie-Britannique", a remarqué le ministre de la Santé de la province canadienne, Kevin Falcon. "Cette percée va raviver l'espoir des milliers de femmes atteintes de cette terrible maladie", a-t-il dit.

Le nombre de possibilités que cela offre pour les recherches futures est "considérable", a fait valoir le Dr Aparicio, débauché de l'université britannique de Cambridge il y a quatre ans. Pour cette découverte, les scientifiques ont étudié l'évolution sur une période de neuf ans du carcinome métastatique du sein, un type de tumeur représentant 10 % des cancers du sein. Identifiant 32 mutations, ils ont ensuite cherché à déterminer le nombre d'anomalies présentes dans la tumeur de départ. En tout, les chercheurs ont décodé quelque trois milliards de combinaisons d'acide désoxyribonucléique (ADN) présents sur le génome de cette tumeur.

"Le résultat a été surprenant : seulement cinq des 32 mutations étaient présentes dans toutes les cellules de la tumeur d'origine, ce qui les a identifiées comme les responsables du déclenchement de la maladie", écrit l'équipe canadienne. Rien jusque-là n'indiquait que les cinq mutations incriminées jouaient un rôle dans le cancer, souligne l'étude.

Cette étude est d'autant plus significative que, "alors qu'il a fallu beaucoup d'années et énormément d'argent pour dresser le premier génome humain en 2001", cette découverte "n'a pris que quelques semaines et a coûté un prix très inférieur", a souligné le Dr Marco Marra, directeur de l'Agence du cancer de Colombie-Britannique. Ainsi, les chercheurs ont utilisé une nouvelle génération d'appareils de séquençage d'ADN, permettant d'économiser du temps et de l'argent.

Depuis que le génome humain a été séquencé pour la première fois dans le cadre d'un projet qui a coûté près de trois milliards de dollars, son coût n'a cessé de diminuer. Une équipe de l'université américaine de Stanford a notamment cassé les prix en annonçant cet été avoir séquencé le génome de l'un des chercheurs, Stephen Quake, pour moins de 50.000 dollars.

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