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Bientôt un vaccin contre l'allergie ?

Serait-il possible d'immuniser les jeunes enfants contre la plupart des allergies ? Peut-être. C'est en tout cas l'objectif d'une étude menée dans plusieurs régions d'Europe, dont la Franche-Comté, pour déterminer si le fait d'être élevé dans une ferme protège les enfants des risques d'allergie. "Depuis longtemps, on sait que les allergies sont moins fréquentes à la campagne qu'en ville en raison du niveau de pollution. Mais il semblerait que le milieu rural offre en plus des éléments spécifiques qui immunisent les bébés contre les allergies", explique Jean-Charles Dalphin, professeur en pneumologie au CHU de Besançon et l'un des deux coordinateurs de l'étude "PATURE" en Franche-Comté. En Allemagne, en Suisse, en Autriche, des chercheurs ont constaté que les bébés exposés dès les premiers mois de leur vie à un environnement agricole sont beaucoup moins sujets que les autres aux pathologies allergiques. La protection semble particulièrement efficace en milieu de production laitière dans les zones d'agriculture traditionnelle et lorsque l'enfant consomme du lait de vache non pasteurisé. "On peut ainsi supposer qu'il existe une substance protectrice microbienne d'origine bovine", avance le professeur Dalphin. Pour l'identifier précisément, cinq régions de France, d'Allemagne, d'Autriche, de Finlande et de Suisse ont été choisies pour mettre en place un suivi des nouveau-nés vivant en zone rurale afin d'étudier leur mécanisme immunologique et génétique. En Franche-Comté, 200 femmes ont donné leur accord pour être suivies, avec leur bébé, par l'équipe de recherche SERF (Santé - Environnement rural de l'Université de Franche-Comté) à partir des trois derniers mois de leur grossesse et durant la première année du développement de l'enfant. La moitié d'entre elles vit dans une ferme au contact de l'exploitation agricole, l'autre moitié vit en milieu rural dans des communes de moins de 3.000 habitants mais sans contact permanent avec l'environnement de la ferme. Questionnaires sur le style de vie, l'alimentation de l'enfant, la fréquence de ses relations avec le milieu de la ferme, analyse de l'air respiré par le nouveau-né, de ses selles, de son matelas, étude de son statut génétique et de celui de ses parents, toutes ces données sont prises en compte pour tenter d'isoler le ou les agents qui immuniseraient l'enfant contre l'asthme, le rhume des foins, l'eczéma et autres allergies alimentaires, qui touchent actuellement 30 à 40 % de la population française, trois fois plus qu'il y a trente ans. "Le futur statut allergique de l'enfant se joue avant un an", estime le professeur Dalphin, qui souligne que 70 % des femmes contactées par le biais de la Mutualité sociale agricole ont accepté de participer à l'expérience. Si les résultats de l'étude, attendus dans deux à trois ans, permettent d'isoler une substance protectrice, "pourquoi ne pas imaginer un vaccin ou un complément nutritif pour préserver les enfants des allergies", suggère Jean-Charles Dalphin, à défaut d'envoyer tous les nouveau-nés passer trois mois dans une étable de production laitière.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/030930/202/3f5gw.html

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