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Avoir l'embarras du choix… est parfois risqué !

Des chercheurs des Universités de Warwick et Lugano ont réalisé une étude pour comprendre comment se comportent des sujets confrontés à une quantité croissante d'informations pour effectuer leur choix. Ces scientifiques ont imaginé une expérimentation qui utilise un jeu de hasard, ce qui leur a permis d'observer et d'analyser de quelle façon les sujets prenaient leur décision lorsqu'ils avaient le choix de miser entre un grand nombre de paris.

Dans le cadre de cette étude, 64 participants ont pris part à un jeu où ils devaient choisir une boîte à partir d'un espoir de gain présenté sur un écran d'ordinateur. Chaque boîte contenait une somme différente et avait sa propre probabilité de payer son gain.

Les participants avaient la possibilité de tester le gain potentiel permis par chacune des boîtes en l'ouvrant autant de fois qu'ils le souhaitaient afin de déterminer le montant du paiement et d'essayer d'en déduire la probabilité de gain. Une fois que les sujets considéraient qu'ils possédaient suffisamment d'informations, ils effectuaient leur choix final qui devait se porter sur une seule boîte.

Les résultats de cette expérience ont montré que les sujets avaient bien rassemblé plus d'informations sur la valeur de la somme potentielle qu'ils pouvaient gagner. Ils étaient donc parfaitement informés du fait objectif que certaines boîtes offraient des gains plus élevés.

Pourtant, l'étude a montré clairement que plus les sujets devaient traiter une grande quantité d'informations, plus ils faisaient des choix risqués au moment de miser. Les chercheurs ont qualifié ce comportement de « recherche de risque amplifié ».

Dans cette expérience, tout se passe comme si les sujets, lorsqu'ils sont confrontés à un grand nombre de choix, associés à des probabilités différentes de se réaliser, avaient tendance à surestimer de plus en plus les probabilités de survenue des événements les plus rares.

L'étude montre que cette tendance à prendre de plus en plus de risques se fonde sur une perception erronée selon laquelle les sujets pensent avoir une probabilité raisonnable de gagner « le gros lot ».

Commentant ces résultats, le docteur Thomas Hills du Département de psychologie de l'Université de Warwick précise « il ne faudrait pas croire que les sujets, confrontés à un grand nombre d'options, se mettent à prendre brusquement des décisions aléatoires. En fait, ils continuent à prendre des décisions rationnelles, mais celle-ci sont fondées sur des informations erronées et une mauvaise évaluation de la réalité. »

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Warwick

PBR

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  • J.T.

    29/03/2013

    Je me suis justement amusé jadis, avant un carrefour en région parisienne qui m'était inconnue, de me laisser guider par mon intuition en la voyant sûre (pas de soleil comme repère), et cela a fonctionné en demandant mon chemin à ma voix haute (combien de rues par la droite), jusqu'à ce que je rejoigne un axe connu.

    On a plein d'aides intérieures (dont un GPS efficace...), mais qui veut l'admettre, au lieu de faire pire : douter à tout moment de soi ? Pas besoin de "religions" limitées (ou avec doutes d'appuis 'dits-vains') pour en rajouter des couches !

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