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Les bienfaits cardiovasculaires du soja, du thé vert, du chocolat et du poisson confirmés

A l'appui des effets bénéfiques de la consommation de flavonoïdes sur les risques cardiovasculaires, on retrouve dans la littérature des études épidémiologiques et mécanistiques. Ce travail international (Norwich et Londres en Angleterre, Boston aux USA, Sydney en Australie) a passé systématiquement en revue les effets des différentes sous-classes de flavonoïdes et d'aliments riches en flavonoïdes face aux maladies cardiovasculaires et leurs facteurs de risque, c'est-à-dire les lipoprotéines, la pression artérielle et la vasodilatation dépendante du flux sanguin.

La stratégie de recherche des études a consisté à consulter les bases de données MEDLINE, EMBASE et Cochrane Databases, à inclure ou exclure les études randomisées contrôlées concernées, à en extraire les données, à évaluer la validité de celles-ci et à les utiliser pour réaliser une méta-analyse. Cent trente trois essais ont été inclus. Aucune étude contrôlée randomisée n'a évalué les effets des flavonoïdes sur la morbidité ou la mortalité cardiovasculaire. Une hétérogénéité significative a été retrouvée, confirmant des effets différents des diverses sous-classes de flavonoïdes et d'aliments riches en flavonoïdes :

Le chocolat augmente la vasodilatation flux-dépendante après consommation aiguë (3,99 % ; intervalle de confiance à 95 % : 2,86-5,12, dans 6 études) ou après consommation chronique (1,45 % ; IC95 % : 0,62-2,28, dans 2 études)

-Le chocolat réduit la pression artérielle systolique (-5,88 mmHg ; IC95 % :

-9,55 -2,21, dans 5 études) et diastolique (-3,30 mmHg ; IC95 % :

-5,77 -0,83, dans 4 études)

-Les protéines de soja (seules, et pas les autres produits contenant du soja ou d'autres composants) réduisent significativement la pression artérielle diastolique (-1,99 mm Hg ; -2,86 -1,12, dans 9 études) et les LDL (-0,19 mmol/l ; IC95 % : -0,24 -0,14, dans 39 études)

-La consommation en aigu de thé noir augmente la pression artérielle systolique (5,69 mmHg, 1,52- 9,86, dans 4 études) et diastolique (2,56 mm Hg ; 1,03 -4,10 dans 4 études)

-En revanche le thé vert réduit les LDL (-0,23 mmol/l ; -0,34 -0,12 dans 4 études)

Pour traiter des patients souffrant d'insuffisance cardiaque, un supplément en huile de poisson riche en oméga-3 pourrait se montrer tout aussi efficace contre l'excès de cholestérol qu'un médicament, selon une nouvelle étude.

Une autre étude italienne révèle que les oméga-3 sous forme d'huile de poisson pourraient s'avérer être un nouveau traitement potentiel, ce qui pourrait déboucher sur une modification des recommandations diététiques qui sont faites aux patients, a déclaré le Docteur Jose Gonzalez Juanatey, porte-parole de la société européenne de Cardiologie, qui est extérieur à cette recherche. "Ceci confirme l'idée selon laquelle le traitement des patients souffrant d'insuffisance cardiaque ne repose pas uniquement sur les médicaments", a-t-il ajouté.

Une équipe de chercheurs italiens a donné une dose quotidienne d'oméga-3 dérivés d'huile de poisson en comprimé, fabriquée par Norway's Pronova BioPharma, à près de 3.500 patients. Pour les médecins, le bénéfice obtenu serait le même pour des patients qui choisiraient des suppléments moins chers, ou qui mangeraient tout simplement plus de poissons gras, comme le saumon. Un deuxième groupe était composé de patients dont le nombre était approximativement équivalent ayant reçu un placebo. Tous les patients ont été suivis pendant quatre ans. Dans le groupe prenant de l'huile de poisson, 1.981 patients sont morts d'insuffisance cardiaque ou ont été admis aux urgences pour ce problème. Dans le groupe placebo, ils étaient 2.053.

Dans une étude parallèle, la même équipe de médecins italiens a donné du Crestor, un médicament qui baisse le taux de cholestérol, à 2.285 patients. Et un placebo à 2.298 autres. Les patients ont ensuite été suivis pendant quatre ans environ. Une petite différence a été retrouvée entre les deux groupes dans le taux d'insuffisance cardiaque. En comparant les résultats des deux équipes, les chercheurs ont conclu que l'huile de poisson est légèrement plus efficace que le médicament, l'huile agissant mieux que le Crestor comparé au placebo.

Les acides gras oméga-3 provenant de poissons comme le saumon ou le thon ont fait la preuve de leurs bienfaits sur le coeur et le cerveau, bien que les scientifiques ne sachent pas exactement comment. Une hypothèse est que les membranes cellulaires étant composées de graisses, les huiles de poisson, par leur apport en oméga-3, pourraient les renouveler et les rendre plus solides. Les huiles de poisson sont par ailleurs connues pour augmenter le taux de bon cholestérol, tout comme pour prévenir un trouble anormal du rythme. A l'opposé, les statines, notamment le Crestor, agissent sur le mauvais cholestérol, qui n'a pas d'impact important sur l'insuffisance cardiaque.

JIM

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