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Volkswagen mise sur l’impression 3D métallique

A Chicago, au salon IMTS, le constructeur automobile Volkswagen a annoncé que des pièces en métal imprimées en 3D seront intégrées aux véhicules et accessoires de la marque dès 2019. Volkswagen compte utiliser la nouvelle technologie d’HP, présentée lors d’IMTS, pour produire d’ici un an des pièces de customisation comme des porte-clés fixés aux clés de ses véhicules, des leviers de vitesse au design personnalisé…

De premiers prototypes sont présentés sur le stand d’HP. Dans les deux ans à venir, la marque allemande envisage d’imprimer en 3D des composants structurels comme des pièces de châssis et des encadrements de fenêtre. "D’ici à cinq ans, nous pensons que l’impression 3D métallique servira à produire les plates-formes électriques", se projette Martin Goede.

Pour le constructeur, le principal avantage de la fabrication additive reste de pouvoir réaliser des formes complexes à moindre coût et de réduire le poids du véhicule. "L’impression 3D métal pourrait nous permettre de diminuer de 30 à 40 % le poids d’une voiture", estime Martin Goede. Autre avantage souligné par le directeur des développements technologiques : la logistique. "L’ensemble de la supply chain pourrait être rapprochée des usines d’assemblage final, car moins d’opérations de fabrication seraient nécessaires".

Avant de voir sa chaîne d’approvisionnement bouleversée, Volkswagen doit encore apprendre à intégrer la technologie dans ses processus de fabrication. "Nous sommes en train de stabiliser le procédé afin d’obtenir un meilleur état de surface", explique Sven Crull, directeur du design pour les nouvelles technologies de production de Volkswagen. Les pièces réalisées avec l’imprimante 3D de HP présentent un aspect rugueux et nécessitent plusieurs post-procédés de frittage, puis de polissage.

Dans un premier temps, les pièces seront fabriquées chez GKN, un fabricant britannique de poudre métallique et de pièces pour l’automobile, et l’un des premiers clients test de l’imprimante 3D métal d’HP.

Il n’est pas anodin qu’un constructeur automobile affirme qu’il compte utiliser l’impression 3D métallique pour la production de pièces finales – les prototypes sont, eux, imprimés en 3D depuis plusieurs décennies. La technologie trouve déjà certaines applications dans l’aéronautique et le secteur médical mais son coût et ses temps de production la rendent incompatible avec les cadences de l’automobile. Soit 40 000 voitures produites par jour pour Volkswagen.

Mais le constructeur estime que la machine mise au point par HP correspond à ses exigences en matière de coût de production. HP revendique un coût de 2,1 dollars par pièce pour une pièce de la taille d’une poignée de porte de wagon de train, contre 50 dollars avec une autre technologie de fabrication additive métallique. Concernant la vitesse de production, Sven Crull estime : "Avec deux machines, il est possible de produire environ 800 porte-clés par jour".

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

L'Usine Nouvelle

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