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La Terre devrait compter plus de 9 milliards d'habitants en 2050

La Terre devrait dépasser les 9 milliards d'habitants dans un demi-siècle malgré l'effet dévastateur du sida sur les pays en développement, mais les populations des pays riches vont vieillir et diminuer, selon une étude de l'ONU publiée le 28 février. Cette étude démographique, la seizième depuis 1950 réalisée par la division de la population de l'ONU, prévoit que la population mondiale devrait atteindre 9,3 milliards d'après une variante moyenne (7,9 milliards selon une basse et 10,9 selon une haute) en 2050. A la moitié de l'an 2000, la population mondiale était de 6,1 milliards de personnes et augmentait à un rythme annuel de 1,3 pour cent, soit 77 millions de personnes. Six pays (Inde, Chine, Pakistan, Nigéria, Bangladesh et Indonésie) comptaient pour la moitié de cette augmentation. La population des pays les plus développés, aujourd'hui de 1,2 milliard, doit peu changer parce que les niveaux de fécondité devraient rester en-dessous du niveau de remplacement, estime l'étude. Mais, d'ici à la moitié du siècle, 39 pays devraient voir leur population baisser: l'Allemagne et le Japon de 14 %, l'Italie et la Hongrie de 25%, et la Russie, la Géorgie et l'Ukraine de 28 à 40 %. En revanche, la population des pays en développement devrait progresser régulièrement de 4,9 milliards en 2000 à 8,2 milliards en 2050 (variante moyenne). La croissance la plus rapide doit avoir lieu dans les 48 pays les moins développés dont la population doit pratiquement tripler, passant de 658 millions à 1,8 milliard en dépit d'une nette baisse de leur fécondité. L'espérance de vie dans les régions développées devrait passer de 75 ans en 2000 à 82 ans en 2050, et dans les régions moins développées de 63 ans à 75 ans pendant la même période, impliquant que le fossé entre les deux groupes se rétrécit. L'étude de l'ONU, intitulée "Perspectives de la population mondiale. Révision 2000", montre une aggravation des conséquences de l'épidémie de sida. Par exemple, pour les cinq prochaines années, le nombre de morts dûs au sida dans les 45 pays les plus touchés est estimé à 15,5 millions. Bien que la probabilité d'être infecté doive diminuer de manière significative après 2015, selon l'étude, les conséquences à long terme demeurent effrayantes. Elle souligne que l'espérance de vie, qui a déjà baissé de trois ans dans les 45 pays les plus touchés, ne devrait atteindre que 60 ans en 2015, alors qu'elle serait autrement de 65 ans. Malgré les effets dévastateurs de l'épidémie, les populations des pays les plus touchés devraient tout de même continuer à croître : ainsi au Bostswana, où près d'un adulte sur trois est séropositif, la population devrait augmenter de 37 % d'ici à 2050. Autre phénomène marquant: le nombre de personnes âgées (plus de 60 ans) devrait plus que tripler, passant de 606 millions aujourd'hui à 2 milliards en 2050, et celui des très âgées (80 ans et plus) augmenter de 69 millions à 379 millions. Dans les régions plus développées, les personnes âgées de plus de 60 ans représentent actuellement environ 20 % de la population, mais seront 33 % en 2050. Cette tranche de population a déjà dépassé celle âgée de 0 à 14 ans et le rapport sera de deux à un dans cinquante ans. Dans les pays moins développés, elle passera de 8 à 20 %. Le rapport note que les migrations internationales devraient rester importantes et que les pays les plus développés devraient recevoir environ 2 millions de personnes par an pendant 50 ans. Sans migration, la population de ces régions devrait commencer à décliner en 2003 plutôt qu'en 2025, et d'ici à 2050 la perte de population serait de 126 millions.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/010228/1/z94i.html

ONU : http://www.un.org/esa/population/wpp2000h.pdf

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