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Première mondiale : un foetus opéré in utero du cerveau

Aux États-Unis, à Boston, un foetus atteint d’une anomalie rare des vaisseaux sanguins, appelée malformation anévrismale de la veine de Galien, a été opéré du cerveau dans le ventre de sa mère. Sans cette opération, le risque était que le bébé soit atteint d’une insuffisance cardiaque ou d’une malformation cérébrale. Alors que la grossesse de Kenyatta Coleman, une femme de 36 ans enceinte pour la quatrième fois, se passait bien, tout a changé à la trentième semaine de grossesse. Lors d’une visite de contrôle, sa gynécologue lui a dit « qu’elle était inquiète, que quelque chose n’allait pas au niveau du cerveau du bébé, et que son cœur était hypertrophié », a expliqué Kenyatta Coleman à CNN.

La pathologie dont souffrait le fœtus était une malformation anévrismale de la veine de Galien, située dans la partie centrale du cerveau. Il s’agit d’une anomalie des vaisseaux sanguins, plus précisément du réseau capillaire qui distribue normalement l’oxygène dans le cerveau. Quand un foetus est atteint de cette anomalie, cela crée “un court-circuit entre artères et veines”. « De 50 à 60 % des bébés atteints de cette anomalie deviennent très malades immédiatement après la naissance », explique à CNN l'un des médecins de l’hôpital pour enfants de Boston. « Environ 40 % de ces enfants meurent ».

Les praticiens ont proposé deux options aux parents : ne pas intervenir ou participer à un essai clinique qui consistait à faire une opération, jamais réalisée auparavant, sur le fœtus alors qu’il était encore dans le ventre de la maman. Ils ont choisi l’intervention chirurgicale, qui a eu lieu en mars dernier. Dans le détail, les médecins ont immobilisé le bébé et introduit un cathéter – c’est-à-dire un long tuyau – dans la veine de Galien.

Résultat : l'opération est une réussite ! Les scanners ont montré une amélioration immédiate de l’état du bébé. Deux semaines plus tard, la petite fille est née, il n’y a eu aucune complication et elle va bien. Pour l’instant, aucun traitement n’est préconisé à court ou moyen terme. « Nous espérons qu’elle n’en aura pas besoin à l’avenir », a indiqué le Docteur Louise Wilkins-Haug, directrice de la division de médecine fœto-maternelle et de génétique reproductive au Brigham and Women’s Hospital, à Boston.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Live Science

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