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Une nouvelle méthode pour prévoir les risques d'infarctus

L'athérosclérose est une maladie inflammatoire chronique qui se caractérise par des dépôts de lipides (graisses) sur la paroi des artères. Cette pathologie affecte notamment les artères coronaires directement reliées au cœur et les carotides qui irriguent le cerveau. Cette maladie est un véritable fléau puisqu'elle constitue la première cause de mortalité au niveau mondial avec environ 30 % des décès selon l'OMS. Elle est la deuxième cause de décès en France avec environ 145 000 morts par an.

Face à ce défi de santé publique, les chercheurs essayent de mettre au point de nouveaux outils permettant de détecter facilement parmi toutes les plaques de graisses, celles qui sont les plus fragiles et sont susceptibles de se rompre et de provoquer un caillot potentiellement mortel.

Une équipe de l'université d'Édimbourg vient de mettre au point une nouvelle méthode dans ce sens qui combine deux techniques d'imagerie classique : le scanner pour donner une image de la forme des artères et l'imagerie médicale par émissions de positons, une méthode qui consiste à injecter un produit radioactif dans le sang, puis à repérer les zones où il est allé se fixer.

Selon ces chercheurs cette association technologique permet de repérer la présence de calcium à la surface des plaques, ce qui constitue un bon indicateur sur leur fragilité et leurs risques de rupture. Pour repérer ce calcium, les chercheurs ont utilisé un marqueur radioactif,  le 18F fluorure de sodium, largement utilisé en médecine.

Pour évaluer l'efficacité et la précision de leur nouvel outil, ces scientifiques l’ont testé sur 80 malades atteints d'athérosclérose au niveau des artères coronaires. La moitié de ces patients avait eu un infarctus récent et l'autre moitié était dans un état stable.

Ces recherches ont permis de montrer que le marqueur radioactif utilisé allait bien se fixer directement et sélectivement sur les plaques provoquant les infarctus et cela dans 93 % des cas. Cette nouvelle méthode, très fiable et assez simple à mettre en œuvre pourrait donc permettre d'effectuer des progrès importants dans la prévention active de cette pathologie dévastatrice.

Article rédigé par Elisa Tabord pour RT Flash

Scotman

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